La déclaration de SEM Gildas le Lidec, malheureux ambassadeur éphémère de France à Madagascar, a surpris plus d'un lors de la réception à l'occasion de la Fête
Nationale française le 14 juillet dernier. Il a annoncé sans équivoque et non sans un certain sarcasme, son départ, décidé par le Quai d'Orsay, parce que que le Président de la République
malgache ne lui a pas accordé la moindre chance d'exercer ses fonctions.
Se pose alors la question, le Président de la République malgache a-t-il pris conscience de son acte depuis longtemps? Personne ne le sait vraiment car aucune
déclaration officielle émanant du gouvernement n'a été publié. Des rumeurs et des suppositions ont bien évidemment été émis pour expliquer ce départ précipité mais nous n'en tiendrons pas rigueur
car ce n'est pas de notre ressort de les interpréter.
Nous sommes pourtant en mesure d'évoquer des supputations sur ces raisons. Y-a-t-il un rapport avec le fait que notre actuel ambassadeur en poste au 4, avenue Raphaël , SEM Narisoa Rajaonarivony,
ait mis plusieurs mois avant d'être accrédité par la Présidence de la République française? Si c'est véritablement le cas, ce serait d'une bassesse d'esprit déplorable. Car il faut savoir que le
délai en question était normal étant donné le contextee (période post éléctorale oblige) et que huit autres ambassadeurs ont reçu leur lettre de créance en même temps que notre ambassadeur, dont
certains étaient en poste depuis six mois.
Il y a une autre raison qui pourrait motiver ce départ précipiter. Gildas le Lidec est réputé être un fin renard en terme de diplomatie. Il a d'ailleurs été en poste en Côte d'Ivoire ou encore au
Congo Kinshasa lors des périodes de crise qui ont touché ces pays.
A part ces raisons possibles (et non probables, nuance), il y a ceux qui affirment que ce "renvoi" est le corollaire de la reconnaissance trop tardive de Ravalomanana par la France en 2002.
Je ne critique pas les choix du Président Ravalomanana, il a ses raisons, que nous ignorons évidemment, mais qui en tiendra rigueur, c'est peut-être dans ses habitudes de ne pas informer ses
concitoyens, ses électeurs.
Une chose est sûre, Gildas le Lidec a été victime d'ostracisme de la part de l'Exécutif malgache et notemment le Président. De ce fait, il n'a pu faire ses preuves et a dû quitter, amer, notre
pays si hospitalier.
Monsieur l'Ambassadeur, nous n'avons aucune rancoeur contre vous mais notre représentant officiel, SEM M. Marc Ravalomanana, ne vous porte pas dans son coeur, et qui sait, c'est peut-être pour le
bien de Madagascar qu'il a pris cette décision. Ce qui est dommage, c'est que nous n'avons pas pu apprécier vos compétences et votre savoir-faire.
Nous apprécions cépendant votre sourire lors de la soirée offerte à l'Alliance Française d'Andavamamba le 14 juillet dernier. Bonne route Monsieur l'Ambassadeur, et que le destin vous emmène sous
des cieux plus cléments.
Je vous suggère de lire ce lien intéressant tiré du Figaro
Par Brice SSD
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Le seul fait d'écrire cet article en français est déjà une forme évidente d'aliénation linguistique du fait que je suis Malgache et que ma
langue maternelle, celle que j'utilise tout le temps, est le malgache. C'est pour se faire comprendre du monde entier me diriez-vous, certes. Il faut néanmoins admettre que la dualité
français-malgache a corrompu une part non négligeable de la culture malgache.
La situation est telle que le contexte diglossique a imposé la langue française comme étant une langue supérieure. Ceci est le
corollaire d'une politique coloniale mal redressée. Et je dis par là que la période de malgachisation fait partie de ce mauvais redressement, car elle a tenté "bêtement" de calquer des cultures
étrangères au contexte socioculturel malgache, ce qui a provoqué un dénaturement de la langue ainsi qu'une perte substantielle de sa valeur intrinsèque.
Actuellement, si vous le remarquez bien, parler correctement le français est plus valorisant que de parler le malgache. Cette situation est aberrante si l'on considère la langue française comme
étant un facteur de succès social et non tout simplement comme un outil (comme on considère actuellement la langue anglaise). Le travail à faire pour recouvrer cette valeur est encore immense et
le nombre d'universitaires et d'académiciens approfondissant le malgache est encore bien insuffisant.
Par Brice SSD
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Une des choses qui m'a toujours étonnée et qui m'étonnera toujours est cette manie de certains hommes de porter la main sur les femmes. Je comprendrais presque si
la femme est plus forte qu'eux, mais dans tous les cas, ils s'en prennent à des êtres moins avantagés qu'eux en parlant de puissance physique. Pour quelle raison? Juste pour imposer son autorité?
Encore un syndrôme du grand n'importe quoi (SGN). La nature serait-elle si mal conçue de nous avoir doté d'un cerveau très évolué pour en venir aux mains? Soit, donc, il existe des écervelés sur
Terre.
J'ai eu l'immense chance d'avoir grandi dans une famille qui a toujours prôné le respect des femmes comme étant une valeur essentielle, et c'est d'ailleurs peut-être pour cela que je n'arrive pas
à appréhender cette situation. Si on demandait à ces types d'hommes (abjects) de reconsidérer la situation en remplaçant la femme qu'ils tabassent par leur propre mère, ce serait peut-être peine
perdue car qui sait, ils ont peut-être cogné leur mater.
De mon propre chef, je ne m'imagine pas et je puis vous l'assurer, je n'ai jamais porté la main sur une femme, car ce serait pour moi l'ultime deshonneur et la perte de toute estime que j'ai pour
moi-même. Je conçois cette catégorie d'hommes comme étant des êtres inférieurs, incapables de s'exprimer et qui sont obligés d'avoir recours à des méthodes "barbares" pour s'imposer.
Par Brice SSD
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Une personne qui m'est chère ne cesse de répéter que je suis une espèce à part, sans que je n'eusse vraiment su pourquoi d'ailleurs. Il est vrai que je pense
différemment sur certains sujets mais personnellement, je ne suis ni un marginal ni un paria de la société. Ce que je n'aime pas par contre, c'est de me dire que je suis un être "normal". En se
considérant comme étant uniquement suiveur d'une norme, je me sentirais un peu dépossédé de ma personnalité. Il faut juste se mettre une chose dans la tête : "Ma liberté s'arrête là où commence
celle d'autrui". Je veux dire par là que vivre en société est une simple question de respect. Respectez les autres tout en restant vous-même, n'ayez pas peur de vous affirmer et tout ira bien
dans le meilleur des mondes (comme le disait Pangloss).
Le tout est de ne rien imposer. Essayez de susciter plutôt que d'imposer, en plus d'être une attitude intellectuelle valorisante, vous ne blesserez jamais votre entourage. C'est peut-être pour
cela d'ailleurs que je ne suis pas violent (n'oubliez pas, la violence est l'apanage des animaux et des bêtes).
Je suis différent et je l'assume pleinement. Je suis une espèce à part, Alea jacta est.
Par Brice SSD
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Mes chers lecteurs, mon désir le plus profond est de rédiger cet article dans ma langue maternelle, mais néanmoins, je voudrais partager ma vision avec les
non-Malgaches.
Madagascar a officiellement acquis son indépendance le 26 juin 1960. 48 ans donc que la Grande Ile est souverain, politiquement du moins car il y a une chose qu'il faut admettre, Madagascar
dépend encore trop des ressources financières étrangères. J'admets aisément que des efforts sont entrepris mais avance-t-on sur la bonne voie.
Dans la psychologie humaine, quelque chose de donné a de loin moins de valeur que ce qui est gagné avec souffrance. Et je pense que la Nation fonctionne de la même manière. Donc, en fin de
compte, trop d'aide nuit à la bonne marche de la société. Il faut savoir que la plupart des aides que nous obtenons est remboursable à taux réduit mais à rembourser tout de même.
Mais comment pourrions-nous faire autrement me demanderiez-vous? Franchement, je ne sais pas, et c'est là que nos érudis et nos intellectuels devraient entrer en scène. Je ne parle pas ici des
opérateurs économiques (leur rôle est de faire de l'argent), ni les intellectuels étrangers, mais les universitaires et les sortants de grandes écoles locaux. Leur avantage est qu'en plus de leur
connaissance de la situation, ils ont forgé leur connaissance ici-même. Il leur est donc possible de proposer un modèle économique réaliste, et j'insiste sur le mot réaliste.
Car depuis 48 ans, nous comptons toujours sur les étrangers, et remarquez bien, une grande partie des ressources vont ailleurs sans qu'on en profite vraiment. Bien entendu que cela génère des
emplois, mais à part ça? Marc Ravalomanana a bien réussi en empruntant auprès de la Société Financière Internationale, qu'il a d'ailleurs réussi à rembourser. Je pourrai aussi citer la famille
Ramaroson ou encore Andry Rajoelina propriétaire de sociétés à capitaux majoritairement malgaches).
Le tout est d'oser, et prier que l'on ne vous mette pas les bâtons dans les roues.
SOYONS MAÎTRES SUR NOTRE PROPRE TERRAIN.
Par Brice SSD
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N'est-ce pas magnifique que de boire une bonne bière THB lors d'une chaude journée ou encore les fins de semaine? Je ne me lance pas là dans une apologie de
l'alcoolisme, loin de là, car cette bière nationale malgache n'est pas seulement un simple désaltérant, elle est la quintessence d'une société malgache encore très soudée malgré les vicissitudes
de la vie quotidienne.
N.B. : L'abus de l'alcool est dangereux pour la santé.
Par Brice SSD
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