Samedi 26 juillet 2008
Derrière la sobriété du titre de cet article se cachent l'émotion et le sentiment d'avoir perdu quelqu'un de proche. C'est d'ailleurs le seul politicien envers qui j'ai du respect, et c'est avec fierté que je dis que de toutes les élections présidentielles auxquelles j'ai participé, il a toujours été mon candidat.

Herizo Razafimahaleo
est décédé dans la nuit du 24 juillet 2008 à seulement 53 ans, en laissant derrière lui une opposition désormais moribonde, qu'il a en vain essayé de rassemblé. Car le maillon fort de l'opposition malgache s'en est allé sans laisser d'instructions, et laisse ainsi le Président TIM au pouvoir toute la latitude pour un pouvoir sans partage. Contrairement aux autres éléments de l'opposition, friands de coups d'épée dans l'eau, Herizo Razafimahaleo, très posé comme a son habitude, a réussi à faire entendre ses idées (malgré la surdité du pouvoir en place).

Je n'oublierai pas non plus qu'il était un grand sportif il fut un temps (où je n'étais pas encore né), un nageur hors pair, qui a déjà détenu un record de Madagascar.

Paix à son âme.
Par Brice SSD - Publié dans : Société
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Dimanche 20 juillet 2008
La déclaration de SEM Gildas le Lidec, malheureux ambassadeur éphémère de France à Madagascar, a surpris plus d'un lors de la réception à l'occasion de la Fête Nationale française le 14 juillet dernier. Il a annoncé sans équivoque et non sans un certain sarcasme, son départ, décidé par le Quai d'Orsay,  parce que que le Président de la République malgache ne lui a pas accordé la moindre chance d'exercer ses fonctions.

Se pose alors la question, le Président de la République malgache a-t-il pris conscience de son acte depuis longtemps? Personne ne le sait vraiment car aucune déclaration officielle émanant du gouvernement n'a été publié. Des rumeurs et des suppositions ont bien évidemment été émis pour expliquer ce départ précipité mais nous n'en tiendrons pas rigueur car ce n'est pas de notre ressort de les interpréter.

Nous sommes pourtant en mesure d'évoquer des supputations sur ces raisons. Y-a-t-il un rapport avec le fait que notre actuel ambassadeur en poste au 4, avenue Raphaël , SEM Narisoa Rajaonarivony, ait mis plusieurs mois avant d'être accrédité par la Présidence de la République française? Si c'est véritablement le cas, ce serait d'une bassesse d'esprit déplorable. Car il faut savoir que le délai en question était normal étant donné le contextee (période post éléctorale oblige) et que huit autres ambassadeurs ont reçu leur lettre de créance en même temps que notre ambassadeur, dont certains étaient en poste depuis six mois.

Il y a une autre raison qui pourrait motiver ce départ précipiter. Gildas le Lidec est réputé être un fin renard en terme de diplomatie. Il a d'ailleurs été en poste en Côte d'Ivoire ou encore au Congo Kinshasa lors des périodes de crise qui ont touché ces pays.

A part ces raisons possibles (et non probables, nuance), il y a ceux qui affirment que ce "renvoi" est le corollaire de la reconnaissance trop tardive de Ravalomanana par la France en 2002.

Je ne critique pas les choix du Président Ravalomanana, il a ses raisons, que nous ignorons évidemment, mais qui en tiendra rigueur, c'est peut-être dans ses habitudes de ne pas informer ses concitoyens, ses électeurs.

Une chose est sûre, Gildas le Lidec a été victime d'ostracisme de la part de l'Exécutif malgache et notemment le Président. De ce fait, il n'a pu faire ses preuves et a dû quitter, amer, notre pays si hospitalier.

Monsieur l'Ambassadeur, nous n'avons aucune rancoeur contre vous mais notre représentant officiel, SEM M. Marc Ravalomanana, ne vous porte pas dans son coeur, et qui sait, c'est peut-être pour le bien de Madagascar qu'il a pris cette décision. Ce qui est dommage, c'est que nous n'avons pas pu apprécier vos compétences et votre savoir-faire.

Nous apprécions cépendant votre sourire lors de la soirée offerte à l'Alliance Française d'Andavamamba le 14 juillet dernier. Bonne route Monsieur l'Ambassadeur, et que le destin vous emmène sous des cieux plus cléments.

Je vous suggère de lire ce lien intéressant tiré du Figaro


Par Brice SSD - Publié dans : Politique
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Mardi 15 juillet 2008
Suis-je, à 24 ans seulement, un de ces vieux nostalgiques des bonnes vieilles musique ou bien fais-je partie des attardés qui n'arrivent pas à se mettre au goût du jour en ce qui concerne les nouvelles modes culturelles. En parlant spécifiquement de la chanson malgache, je constate de manière personnelle que je n'arrive plus à adhérer aux courants actuels, sauf pour de rares occasions (et je citerai l'exemple de Mika & Davis Francklin). C'est peut-être pour cela que je me suis de plus en plus intéressé au jazz, une musique pleine d'entrain et de liberté.

Mais parlons franchement, depuis l'avènement des techniques numériques et la facilitation de la production musicale, le nombre d'artistes (si l'on peut s'exprimer ainsi) a littérallement explosé. Je puis donc dire par là qu'une mauvaise maîtrise de la communication de masse et surtout l'accès trop facile aux moyens de production a fait perdre le sens de la créativite. On dirait que, malgré la présence des musiciens instrumentalistes, tout le monde fonctionne aux boîtes à rythmes tellement les musiques sont ressemblants. De plus, les gestes lubriques et libidineux, les fesses agitées à-qui-mieux-mieux contribuent faire perdre la valeur culturelle.

Je dirai tout simplement qu'actuellement, la culture a très peu de place pour laisser lieu aux amuseurs publics, aux chauffeurs d'ambiance. Adieu donc mes rêves mélomanes, moi qui, dommage, ne sais pas faire de la musique et me contente d'apprécier ce qui m'est offert.


Par Brice SSD - Publié dans : Culture
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Vendredi 4 juillet 2008
Le seul fait d'écrire cet article en français est déjà une forme évidente d'aliénation linguistique du fait que je suis Malgache et que ma langue maternelle, celle que j'utilise tout le temps, est le malgache. C'est pour se faire comprendre du monde entier me diriez-vous, certes. Il faut néanmoins admettre que la dualité français-malgache a corrompu une part non négligeable de la culture malgache.

La situation est telle que le contexte diglossique a imposé la langue française comme étant une langue supérieure. Ceci est le corollaire d'une politique coloniale mal redressée. Et je dis par là que la période de malgachisation fait partie de ce mauvais redressement, car elle a tenté "bêtement" de calquer des cultures étrangères au contexte socioculturel malgache, ce qui a provoqué un dénaturement de la langue ainsi qu'une perte substantielle de sa valeur intrinsèque.

Actuellement, si vous le remarquez bien, parler correctement le français est plus valorisant que de parler le malgache. Cette situation est aberrante si l'on considère la langue française comme étant un facteur de succès social et non tout simplement comme un outil (comme on considère actuellement la langue anglaise). Le travail à faire pour recouvrer cette valeur est encore immense et le nombre d'universitaires et d'académiciens approfondissant le malgache est encore bien insuffisant.

Par Brice SSD - Publié dans : Société
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Mardi 1 juillet 2008
Une des choses qui m'a toujours étonnée et qui m'étonnera toujours est cette manie de certains hommes de porter la main sur les femmes. Je comprendrais presque si la femme est plus forte qu'eux, mais dans tous les cas, ils s'en prennent à des êtres moins avantagés qu'eux en parlant de puissance physique. Pour quelle raison? Juste pour imposer son autorité? Encore un syndrôme du grand n'importe quoi (SGN). La nature serait-elle si mal conçue de nous avoir doté d'un cerveau très évolué pour en venir aux mains? Soit, donc, il existe des écervelés sur Terre.

J'ai eu l'immense chance d'avoir grandi dans une famille qui a toujours prôné le respect des femmes comme étant une valeur essentielle, et c'est d'ailleurs peut-être pour cela que je n'arrive pas à appréhender cette situation. Si on demandait à ces types d'hommes (abjects) de reconsidérer la situation en remplaçant la femme qu'ils tabassent par leur propre mère, ce serait peut-être peine perdue car qui sait, ils ont peut-être cogné leur mater.

De mon propre chef, je ne m'imagine pas et je puis vous l'assurer, je n'ai jamais porté la main sur une femme, car ce serait pour moi l'ultime deshonneur et la perte de toute estime que j'ai pour moi-même. Je conçois cette catégorie d'hommes comme étant des êtres inférieurs, incapables de s'exprimer et qui sont obligés d'avoir recours à des méthodes "barbares" pour s'imposer.
Par Brice SSD - Publié dans : Société
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Lundi 30 juin 2008
Connecting people. Derrière la sobriété de ce slogan se cache une formidable communauté d'heureux possesseurs d'un téléphone Nokia (dont fait partie votre humble rédacteur). En parlant de ma propre personne, je ne dispose pas d'un téléphone high tech bardé de toutes les dernières trouvailles en nano-technologies, mais il fallait absolument que j'aie un Nokia. Depuis que j'ai eu mon premier téléphone, je suis fasciné par la robustesse et de l'ergonomie que le constructeur finlandais a réussi à doter à tous les postes qu'il produit.

N'aviez-vouz jamais remarqué que posséder un Nokia est quelque part jouissif? Il y a bien la course à la technologie livrée par les grandes sociétés de télécommunication, mais nous n'en tiendrons pas rigueur. Sony Ericsson a bénéficié de l'expérience de Sony en son, Samsung a toujours su s'imposer en tant que pionnier, mais je puis dire et affirmer que Nokia a su séduire dans le sens propre du terme, si bien que les heureux possesseurs se permettent un (discret) pied-de-nez aux autres possesseurs de téléphone portable. Ce que je dis là est bien évidemment une caricature pour mettre en emphase la fierté de "nous" possesseurs d'un poste Nokia. Cet article n'a nullement pour but de créer des différences, loin de là, mais Nokia, c'est plus que connecter la population, c'est surtout une culture de la jeunesse et du dynamisme.

Nokia France

Par Brice SSD - Publié dans : New tech
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Dimanche 29 juin 2008
En parlant de mots et de paroles, vous êtes maître de ce que vous allez dire mais dès que vous parlez, vous serez esclave de vos paroles. Et je puis le dire car j'en fus victime.

Evidemment, alcool aidant, il est difficile d'avoir une totale maîtrise de soi mais quoi qu'il en soit, essayez tout de même d'avoir un regard sur ce que vous dites. Gérez vos productions verbales et communicationnelles, mais aussi sur les métacommunications car on ne peut pas ne pas communiquer il ne faut pas l'oublier.

Je me demande toujours jusqu'à maintenant comment a réagi la personne à qui j'ai dit des bêtises. Maître mot et parole esclavagiste, la communication est la manifestation de la vertu, ou au contraire, de la bêtise humaine.
Par Brice SSD - Publié dans : Introspection
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Vendredi 27 juin 2008
Une personne qui m'est chère ne cesse de répéter que je suis une espèce à part, sans que je n'eusse vraiment su pourquoi d'ailleurs. Il est vrai que je pense différemment sur certains sujets mais personnellement, je ne suis ni un marginal ni un paria de la société. Ce que je n'aime pas par contre, c'est de me dire que je suis un être "normal". En se considérant comme étant uniquement suiveur d'une norme, je me sentirais un peu dépossédé de ma personnalité. Il faut juste se mettre une chose dans la tête : "Ma liberté s'arrête là où commence celle d'autrui". Je veux dire par là que vivre en société est une simple question de respect. Respectez les autres tout en restant vous-même, n'ayez pas peur de vous affirmer et tout ira bien dans le meilleur des mondes (comme le disait Pangloss).

Le tout est de ne rien imposer. Essayez de susciter plutôt que d'imposer, en plus d'être une attitude intellectuelle valorisante, vous ne blesserez jamais votre entourage. C'est peut-être pour cela d'ailleurs que je ne suis pas violent (n'oubliez pas, la violence est l'apanage des animaux et des bêtes).
Je suis différent et je l'assume pleinement. Je suis une espèce à part, Alea jacta est.
Par Brice SSD - Publié dans : Introspection
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Mercredi 25 juin 2008
Mes chers lecteurs, mon désir le plus profond est de rédiger cet article dans ma langue maternelle, mais néanmoins, je voudrais partager ma vision avec les non-Malgaches.

Madagascar a officiellement acquis son indépendance le 26 juin 1960. 48 ans donc que la Grande Ile est souverain, politiquement du moins car il y a une chose qu'il faut admettre, Madagascar dépend encore trop des ressources financières étrangères. J'admets aisément que des efforts sont entrepris mais avance-t-on sur la bonne voie.

Dans la psychologie humaine, quelque chose de donné a de loin moins de valeur que ce qui est gagné avec souffrance. Et je pense que la Nation fonctionne de la même manière. Donc, en fin de compte, trop d'aide nuit à la bonne marche de la société. Il faut savoir que la plupart des aides que nous obtenons est remboursable à taux réduit mais à rembourser tout de même.

Mais comment pourrions-nous faire autrement me demanderiez-vous? Franchement, je ne sais pas, et c'est là que nos érudis et nos intellectuels devraient entrer en scène. Je ne parle pas ici des opérateurs économiques (leur rôle est de faire de l'argent), ni les intellectuels étrangers, mais les universitaires et les sortants de grandes écoles locaux. Leur avantage est qu'en plus de leur connaissance de la situation, ils ont forgé leur connaissance ici-même. Il leur est donc possible de proposer un modèle économique réaliste, et j'insiste sur le mot réaliste.

Car depuis 48 ans, nous comptons toujours sur les étrangers, et remarquez bien, une grande partie des ressources vont ailleurs sans qu'on en profite vraiment. Bien entendu que cela génère des emplois, mais à part ça? Marc Ravalomanana a bien réussi en empruntant auprès de la Société Financière Internationale, qu'il a d'ailleurs réussi à rembourser. Je pourrai aussi citer la famille Ramaroson ou encore Andry Rajoelina propriétaire de sociétés à capitaux majoritairement malgaches).

Le tout est d'oser, et prier que l'on ne vous mette pas les bâtons dans les roues.

SOYONS MAÎTRES SUR NOTRE PROPRE TERRAIN.

Par Brice SSD - Publié dans : Politique
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Mardi 3 juin 2008



N'est-ce pas magnifique que de boire une bonne bière THB lors d'une chaude journée ou encore les fins de semaine? Je ne me lance pas là dans une apologie de l'alcoolisme, loin de là, car cette bière nationale malgache n'est pas seulement un simple désaltérant, elle est la quintessence d'une société malgache encore très soudée malgré les vicissitudes de la vie quotidienne.

N.B. : L'abus de l'alcool est dangereux pour la santé.

Par Brice SSD - Publié dans : Divers
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