Religion

Mardi 7 juillet 2009
Certaines de mes réponses sur les articles auront surement laissé quelques commentateurs sur leu faim. Il est indéniable que le souci premier des religions, dans sa conception idéelle, est le bien de l'humanit et le respect mutuel. Dans les temps reculés et féodaux, la pression morale était un instrument de propagande dont les concepts dogmatiques étaient le fer de lance.

Je conçois la religion comme étant un ciment social. L'alternative philosophique au flou généré par les transcendances morales est en l'homme lui-même. déclarer que "Dieu" est Amour revient alors à dire que l'homme est finalement capable d'aimer mais il lui est parfois nécessaire de croire en quelque chose pour avancer dans ce sens.

Mes reflexions ne sont ni intellectualistes ni illuminées. Elles reposent juste jur une notion plus développée d'humanité. Le Christ et Mahomet sont des hommes (à 100% issus de l'union de deux gamètes), des meneur sd'homme et accessoirement, agitateurs de l'ordre établi en ce temps-là. En ce qui concerne la religion chrétienne, c'est  grâce à Paul de Tarse que l'idéologie idéologie fut transmis aux Romains, alors maîtres du monde. Et comme c'est la religion des vainquers qui domine, nous voyons le résultat.

Ne me demandez pas d'où vient le monde car c'est la parade ultime des croyants lorsque j'entreprends de mettre en cause l'unicité de la vision religieuse. La vision d'un Indien Apache a la même valeur que l'origine du monde judéo-chrétieno-musulman ou hindoue. Déterminer l'origine du monde nécessitera de la patience et plusieurs milliers d'années de recherche (scientifique et philosophique), et surtout une grande ouverture d'esprit.
Par Brice SSD
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Mercredi 3 juin 2009
A Madagascar, s'adonner à des pratiques cultuelles est devenu la condition sine qua none de la convenance sociale. Si vous avez la volonté de bien paraître aux yeux de vos égaux, tâchez donc, de temps à autre, de fréquenter les établissements religieux, qui, admettons-le, poussent comme des champignons. Si vous êtes traditionnalistes, les temples, les églises ou encore les mosquées de plus de cinquante ans ne sont pas en reste.

Si par contre, comme bien des gens, vous n'avez pas la force de sortir de chez vous, il suffit d'évoquer le nom de votre dieu à tout bout de champ, il paraîtrait que cette méthode fonctionne. Le tout étant de vous faire accepter.

Honte à nous donc, bande de mécréants, et de mécréantes, honte à moi, car de par même notre liberté d'esprit, nous sommes destinés à devenir des parias (originellement des individus appartenant au caste des Intouchables, en Inde). Ne vaut-il donc pas mieux sacrifier nos valeurs intellectuelles, nous réussirons peut-être à nous faire accepter. N.B. : Il est possible de jouer la comédie tout au long de notre vie pour ce faire.
Par Brice SSD
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Mercredi 20 mai 2009

Si trois groupes extrémistes juifs, chrétiens et musulmans avaient un jour la chance de se réunir dans une même pièce et qu'ils mettent à discuter de leur foi et à prêts se remettre en question, ne serait-ce que deux minutes, en sortant de là, ils deviendront intégristes du scepticisme. Tout cela en supposant qu'ils soient assez intelligents pour se remettre en question. Mais déjà, le fait même d'être extrémiste est une marque d'avilissement moral et intellectuel. Les pauvres gens de cette espèce ne pensent pas, ils jurent.

 

Le vrai problème est que, de ces trois obédiences citées, la plupart des adeptes sont extrémistes et n’ont qu’une pensée unique. Cela est reconnaissable au fait qu'ils ne remettent jamais en cause l'intégrité de leur foi. Il est surtout courant pour eux de démontrer l'irréalité et le danger des autres dogmes ou modes de pensée.

 

Il s'agit juste en réalité d'une question d'appartenance grégaire, souvent généré par une différence ou un différend politico-socio-géographique. Si Siddhârta Gautama s'est juste décidé de se retirer de l'ordre social castaire pour enseigner une vision égalitaire, sans heurt ni violence, pour citer le bouddhisme en exemple, les trois grandes religions monothéistes ont provoqué un nombre très important de conflits et de guerres. Mais comme on dit, cela est de bonne guerre, il faut bien s'imposer un jour ou l'autre, et il est d'autant plus inquiétant de constater un retour en force de l'obscurantisme.

 

Soyons mesquins et comparons Jésus de Nazareth, Mahomet et Bouddha. Une chose est sûre, la seule entité à avoir admis son humanité est Bouddha et son enseignement n'en fut que plus grand. Point commun entre les trois personnages, ils sont tous trois issus d'une société totalement inégalitaires, ce qui fait que leur charisme naturel, conjugué avec leur enseignement remettant en cause l'ordre établi, les a mis sur un piédestal qui ont fait d'eux des guides moraux et spirituels.

 

Qui a raison ? Qui a tort ? Si vous répondez par l'absolue réponse, cela veut dire que vous appartenez à la race des extrémistes. Une constante remise en question est nécessaire et la réponse à cette question ne sera jamais connue.

 

Aucune foi n'est parfaite, comme toute philosophie humaine, et chaque dieu n'est que le reflet de la société qui l'a encensé. Car croyez-vous vraiment qu'il existe autant de dieu et que chacun croit que c'est le sien qui soit le seul ? Oui!
Par Brice SSD
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Mardi 17 février 2009

Ce qui suit relate une petite histoire qui montre bien le dialogue entre les religions. Elle est facile à comprendre.

 

 


- Monsieur, je vous apporte la Bonne parole, la Parole de Jésus-Christ, celle qui fera de vous un bon chrétien

- Madame, je suis musulman, donnez-moi une seule raison qui fera de moi un chrétien.

- C’est simple : nous vous apportons la vraie parole qui sauvera le monde

- Et vous êtes certaine que votre parole est la vraie ?

- Absolument !

- Et pourquoi donc ?

- Parce qu’elle vient de la Bible !

- Je vois. Avez-vous lu au moins le Coran ?

- Ah non, Monsieur, je ne le lirai jamais, ce serait un péché !

- Et comment allez-vous me convaincre alors ?

- Parce que notre Bible est plus étoffée que le Coran, on y rencontre le fils de Dieu ! Rejoignez-nous et vous accèderez à la vraie sagesse!

- Madame, si la sagesse se mesurait par la longueur de la barbe, les boucs seraient déjà des philosophes depuis bien longtemps...

- Oh, Monsieur, où est-ce que vous allez chercher tout ça  ?

- Sans doute le dans le contenu du Coran que vous ne lirez jamais.



L'inversion des rôles de cette histoire est aussi tout à fait possible. Cette petite tirade sert juste à montrer que tant que les hommes seront bornés, les discussion inter-religieuses, et par extension celles inter-communautaires, resteront vaines. L'homme naît libre et différent de son prochain (même les jumeaux), et il n'y a qu'en acceptant et en respectant cette différence individuelle que le monde trouvera l'épanouissement.
Par Brice SSD
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Lundi 16 février 2009
Il est vrai que l'athéisme n'est ni une religion ni un dogme, mais il est parfois rassurant de savoir qu'on a des personnes ou des personnalités qui partagent la même vision du monde en face de soi. Ce qui n'est pas le cas pour moi actuellement. J'ai pourtant envie de partager ma vision avec des individus qui ont les mêmes opinions que moi à Madagascar.

Avant tout, il faut mentionner que la vision athée est unique et diffère en fonction de chaque personne, mais cette vision s'accorde sur un point, c'est l'absence de divinités diligentes, vision basée sur un un raisonnement humaniste et sur la conviction que l'homme est le seul responsable de ses actes et de ses agissements.

Ce qui est désolant et affligeant, c'est le fait que, en privé, plusieurs personnes partagent la même philosophie que moi mais qu'au devant de la société, ils n'osent pas s'affirmer. Ils perdent sans doute ainsi une partie non négligeable de leur personnalité. Je ne prêche pas, loin de là, mais je cherche uniquement à partager des points de vue. Je le fais déjà par le biais de mon adresse électronique, mais uniquement avec des Malgaches vivant à l'extérieur et des étranger.

Le tout est de montrer à la société malgache que la vision croyante n'est pas la seule partagée à Madagascar (chrétiens, musulmans, hindous...) mais qu'il y a une frange de la société qui se base sur le rationalisme athée. Cette démarche a pour but de favoriser la tolérance et déstigmatiser un athéisme trop souvent dénigré.

Osons décloisonner les mentalités. Car c'est uniquement de cette façon que nous réussirons à ôter cette œillère sociale qui considère que toute vision différente est destinée à la damnation, laquelle damnation n'est que la mort, la seule chose inéluctable de la vie.
Par Brice SSD
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Samedi 31 janvier 2009
Dieu, qu'il soit un postulat, une hypothèse ou un artifice, voit son existence déterminée d'abord par son utilité. Que les dieux aient été façonnés dans une glaise antique ou gravés dans la pierre, leurs traits fréquemment anthropomorphes en ont fait les serviteurs des ambitions politiques. Discuter de son utilité est un premier pas vers l'explication de la pérennité de la notion de dieu. L'utilitarisme des dieux assure leur longévité mieux que toute tentative de démonstration de leur existence sachant que les opinions divergent sur la validité du recours à la preuve en ce domaine. Un dieu devenu inutile ne saurait demeurer longtemps dans son inaction et glisserait progressivement vers le panthéon des divinités passées, finies, oubliées du fait de fonctions périmées ou ne répondant plus à la demande d'un marché volatil. A quoi bon Chaac, Zeus ou Râ ? Rendus obsolètes par la concurrence monothéiste, d'innombrables vains démiurges ont perdu leur cour pour trouver asile dans les musées ou finir auscultés sous le scalpel des anthropologues.

Une des priorités d'un gouvernement étant la conservation de sa propre situation, la mise à sa disposition de la menace divine par les clercs a souvent été convoitée. Dans la pratique, la distance entre les autorités publique et religieuse a été variable, chacun tentant de mettre la main sur l'autre ou de se prémunir de sa convoitise mais quelle qu'ait été leur relation et leur méfiance réciproque, l'Église catholique a, de façon constante, assuré un rempart contre les activités révolutionnaires : "Quelles que fussent les injustices, les oppressions, les rapines des souverains, ou religieux, ou hypocrites, les prêtres eurent soin de contenir leurs sujets. Ne soyons point non plus étonnés de voir tant de princes, incapables ou méchants, soutenir à leur tour les intérêts d'une religion, dont leur fausse politique avait besoin, pour soutenir leur autorité." (Paul Henri Dietrich baron D'Holbach, Le christianisme dévoilé, chapitre 14). L'institution romaine l'a d'ailleurs souvent exprimé dans ses temples. A Paris, une proportion élevée des églises catholiques présente des signes de ressentiment contre les épisodes révolutionnaires qui ont secoué la capitale, qu'il s'agisse de la grande révolution de 1789, du soulèvement de juin 1848 ou de la Commune de 1871. Comme "le sang des martyrs est la semence des chrétiens" (Tertullien), l'individu n'a pas à être libéré de ses entraves mais doit souffrir en silence et accéder au martyre. La douleur est belle mais la révolte est honnie. Pour cela, l'ordre catholique s'appuie sur une forte hiérarchie des obéissances : l'individu doit être soumis à son maître, à son gouvernement, pas de rébellion contre l'État tant qu'il respecte la religion. L'exhibition d'un dieu qui enseigne la résignation et le refus de la révolte servira donc d'autant mieux la domination de quelques uns sur l'ensemble, d'où la collaboration des clercs avec le roi, le dictateur, le président d'une démocratie ou le sultan, une collusion moquée finement, dans cette dernière situation, par Kateb Yacine dans La poudre d'intelligence.

Dieu n'est finalement bon qu'à une chose : assagir le peuple, le persuader de la vanité de toute tentative d'agir sur le cours des choses, présenter l'émancipation comme un mirage pour, au contraire, enfermer l'individu dans la résignation, la stérilité de la prière et l'attente docile d'un au-delà rassurant. N'étant donc pas complètement bon à rien, Dieu s'avère cependant mauvais en tout : en justice, en égalité entre tous, en amitié entre les peuples, en science. Dieu est ce que ses interprètes souhaitent qu'il soit. La mascarade ne perdure que par l'intérêt qu'y ont les puissants; Dieu les couvre de l'aura de son autorité suprême. Aujourd'hui, le droit divin ne dispose plus vraiment de monarchies où s'insérer mais quelques démocraties fournissent matière à sa reformulation. Le lien tranché le 21 janvier 1793 entre le pouvoir capétien et l'autorité divine ne l'aura été que dans la forme et la recherche d'une verticalité qui court-circuite l'individu motive toujours quelques ambitions personnelles où affleure la tentation autoritaire.

Face à l'acoquinement des deux ordres, une séparation respectueuse ne saurait suffire tant que l'essence de la religion demeure. La formation d'une religion obéit moins à la satisfaction de besoins spirituels qu'à la nécessité de régenter les aspirations individuelles émancipatrices. Espérer qu'une religion puisse être confinée à la sphère privée, et que s'effacent ses prétentions politiques, n'est que chimère. On ne construit pas des temples, des églises, des mosquées, des pyramides ou des pagodes sans qu'un pouvoir politique n'y trouve son intérêt.



 (www.atheisme.org).

Par Brice SSD
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Jeudi 15 janvier 2009
Si un conflit cristallise bien les types de haines communautaires tenaces, c'est bien l'affrontement entre l'Etat Hebreu et les Palestiniens. C'est d'ailleurs aujourd'hui, la pire destination touristique que l'on puisse évoquer.Plus qu'une guerre de religion, c'est un véritable théâtre de la bêtise humaine, au nom des préceptes sacrés qui pronent la tolérence et la fraternité.

Aux Juifs qui ont abandonné leur terres pendant des siècles ont succédé des Arabes en pleine conquête, puis vint les colons Anglais que la Seconde Guerre Mondiale a tôt fait d'affaiblir. Résultat, on crée l'Etat israelien au grand dam des Arabes qui ont dû émigrer ou fléchir. Et aux Israéliens de subir les assaut des Palestiniens. Si les Chrétiens s'en sont mêlés, cela aurait donné une nouvelle guerre des dieux, à l'instar des guerres qu'ont livré les dieux grecs avec les titans.

Nous nous demandons actuellement le plus fort des dieux, celui des Juifs ou alors celui des Arabes, avec celui des Chrétiens qui jouent les arbitres.

Toute guerre est absurde, et ce n'est pas en le justifiant par quoi que ce soit, d'aussi religieuses raisons fussent-elles données, qu'elle en devient moins bête.

Ces genres d'événement sont la preuve vivante de l'imbécilité humaine.
Par Brice SSD
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Lundi 3 novembre 2008

Le mot religion vient du latin religio, dont le nuage sémantique est très riche : au sens propre : scrupule, conscience, engagement, obligation, puis par sens dérivé : crainte des dieux, sentiments religieux, croyances, superstitions, pratiques religieuses ; enfin caractère sacré, objet ou chose sainte (ou de culte), signe sacré, sainteté (1).

 

  En partant de cette définition donnée par Wikipedia (source non institutionnelle mais qui peut être référentielle), la religion peut être définie comme étant la croyance en une entité non rationnelle, c’est-à-dire dépassant l’entendement (logique) humaine et qui ne doit pas être remise en cause.


  L’athéisme, lui, est l’absence de cette unité transcendantale en qui, ou en quoi un être humain, une formation grégaire, ou plus largement une société s’appuie pour expliquer les phénomènes qui ne peuvent pas être appréhendés, surtout concernant l'origine de l'univers.  C’est un détachement par rapport à la foi ainsi que les représentations symboliques. Nous pouvons aussi évoquer l’agnosticisme qui pose toute considération métaphysique (dont l’existence de dieu) comme étant inaccessible à l’esprit humain, mais nous ne le développerons pas du fait même de l’absence de positionnement.


  La dualité que je poserai sera donc entre les religieux et les athées. La plupart des religions se posent en garant de la morale humaine et considèrent ainsi toute irréligion ou attitude athéiste comme étant une attitude amorale, et même immorale. Cette assertion de leur part (désolé de la différentcation) est totalement dénigrative et pose l’athée comme étant un homme de la mauvaise espèce, doté d’une mauvaise nature. Vous direz surement que ce n’est pas le cas, mais il suffit juste de se déclarer athée pour susciter une réaction d’étonnement tout d’abord mais qui entraîne souvent par la suite toute une litanie sur la morale, la destinée du monde et bien d’autres choses.


 En tant que véhicule de l’athéisme, je puis affirmer par le présent article que la morale n’est pas l’apanage des seuls croyants, comme beaucoup tendent à le croire. L’octroi d’un mode de vie conforme à la société (en faisant référence à son fonctionnement) relève de l’éducation et l’inculcation des préceptes moraux par les parents et/ou par l’entourage d’un enfant, qui peut hériter d’une religion ou non.


 Il faut dire une chose, nul ne peut prouver l’existence d’un dieu, mais a contrario, il est aussi impossible de prouver l’inexistence de quelque chose. Donc la croyance ou non en une entité métaphysique est une simple question de point de vue. Mais comme on dit, le plus grand nombre impose… Et comme un ami le disait toujours, ce n’est pas parce que le plus grand nombre se trompe qu’une erreur devient véridique, tout cela pour dire que la plupart des athées sont loin d'être dépourvus de morale et d'être dans l'erreur.


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  (1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion

Par Brice SSD
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Mardi 7 octobre 2008

Etymologiquement, le mot néant signifie « non-être ». C’est d’ailleurs la seule chose inimaginable par l’être humain, aussi intelligent soit-il. Le néant est l’absence de tout, même du vide.

 

La mort quant à elle est la cessation de l’être spirituelle qu’est l’homme pour ne devenir que des molécules en décomposition et se transformer en matière inerte. Les facultés intellectuelles, les acquis et les cognitions ainsi que les moralités deviennent donc non-être et rejoignent ainsi le néant, c’est-à-dire l’absence de tout. Il est évident que cette vision  néantiste de l’après-vie est à l’opposée de bien des religions, qui prônent l’existence d’un monde meilleur (le paradis par exemple) ou d’un monde d’expiation (à l’instar de l’enfer), mais elle est selon moi logique et tout à fait admissible.

 

Mais en attendant de rejoindre le néant, profitez de la vie et comme on dit, comme la mort est la seule certitude de la vie, alea jacta est.

Par Brice SSD
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Jeudi 11 septembre 2008
"Les missionnaires qui vinrent les premiers a Madagascar furent surpris de ne trouver dans la langue du pays aucun mot qui signifie vierge. L’idée n’existait pas. Elle parut étrange aux Merinas, et d’ailleurs difficile à preciser. Mais les missionnaires n’hesitèrent pas à créer un mot calque du francais, virijiny. Et le mot a maintenant pris pour les Merinas un sens trouble et  vaguement inconvenant – peut-etre une sorte de maladie. Une fillette de six ans a qui l’on demande si elle est vierge parait offensée et repond que non. "


(J. PAULHAN, "Le repas et l'amour chez les Merinas")

Cette reflexion de Paulhan illustre bien de l'aliénation de la culture originelle malgache par la religion chrétienne et par extension par la culture occidentale. Mais comme on dit, les vainqueurs dictent, le reste suit sans broncher.
Par Brice SSD
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