Le mot religion vient du latin religio, dont le nuage sémantique est très riche : au sens propre : scrupule, conscience, engagement, obligation, puis par
sens dérivé : crainte des dieux, sentiments religieux, croyances, superstitions, pratiques religieuses ; enfin caractère sacré, objet ou chose sainte (ou de culte), signe sacré,
sainteté (1).
En partant de cette définition donnée par Wikipedia (source non institutionnelle mais qui peut être référentielle), la religion peut être définie comme étant
la croyance en une entité non rationnelle, c’est-à-dire dépassant l’entendement (logique) humaine et qui ne doit pas être remise en cause.
L’athéisme, lui, est l’absence de cette unité transcendantale en qui, ou en quoi un être humain, une formation grégaire, ou plus largement une société
s’appuie pour expliquer les phénomènes qui ne peuvent pas être appréhendés, surtout concernant l'origine de l'univers. C’est un détachement par rapport à la foi ainsi que les
représentations symboliques. Nous pouvons aussi évoquer l’agnosticisme qui pose toute considération métaphysique (dont l’existence de dieu) comme étant inaccessible à l’esprit humain, mais nous
ne le développerons pas du fait même de l’absence de positionnement.
La dualité que je poserai sera donc entre les religieux et les athées. La plupart des religions se posent en garant de la morale humaine et considèrent ainsi
toute irréligion ou attitude athéiste comme étant une attitude amorale, et même immorale. Cette assertion de leur part (désolé de la différentcation) est totalement dénigrative et pose l’athée
comme étant un homme de la mauvaise espèce, doté d’une mauvaise nature. Vous direz surement que ce n’est pas le cas, mais il suffit juste de se déclarer athée pour susciter une réaction
d’étonnement tout d’abord mais qui entraîne souvent par la suite toute une litanie sur la morale, la destinée du monde et bien d’autres choses.
En tant que véhicule de l’athéisme, je puis affirmer par le présent article que la morale n’est pas l’apanage des seuls croyants, comme beaucoup tendent à le
croire. L’octroi d’un mode de vie conforme à la société (en faisant référence à son fonctionnement) relève de l’éducation et l’inculcation des préceptes moraux par les parents et/ou par
l’entourage d’un enfant, qui peut hériter d’une religion ou non.
Il faut dire une chose, nul ne peut prouver l’existence d’un dieu, mais a contrario, il est aussi impossible de prouver l’inexistence de quelque chose. Donc
la croyance ou non en une entité métaphysique est une simple question de point de vue. Mais comme on dit, le plus grand nombre impose… Et comme un ami le disait toujours, ce n’est pas parce que
le plus grand nombre se trompe qu’une erreur devient véridique, tout cela pour dire que la plupart des athées sont loin d'être dépourvus de morale et d'être dans l'erreur.
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(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Religion