Il est toujours amusant d'écouter les remarques du metteur en scène Henri Randrianierenana lorsqu'il émet des remarques dans l'émission Pazzapa 6, diffusée sur RTA.
J'ai quelques notions en mise en scène mais il faut dire que ses propos sont de très haute voltige car ils englobent à la fois l'aspect communicationnel, l'aspect psychologique et l'aspect
technique, tout cela d'une manière subtilement nuancée. C'est d'ailleurs pour cela que je n'arrive pas à saisir ses dires, car tout est bien trop ésotérique.
Ce qui m'étonne un peu, c'est l'absence d'une logique stricte de technicien dans ses propos. Il est vrai que c'est une émission destinée au grand public mais dans son envolée lyrique, on se
croirait plus à une séance de massacre verbale qu'à un octroi de conseil. Normalement, les pazzapaien(ne)s devraient sortir grandis ou au moins éclairés (comme c'est le cas quand les autres
membres du jury parlent), mais bizarrement, tout le monde reste dans le flou.
En tout cas, c'est amusant de voir les pazzapaien(ne)s se faire descendre par ce joyeux énergumène, car outre les grands mots, il y a l'image d'un metteur en scène cuistre et fier.
Par Brice SSD
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La TVM, la chaîne de télévision nationale publique malgache, a pris, ces derniers temps, l'initiative louable de diffuser des longs-métrages locaux. Je conçois
aisément que l'achat ou la négociation des droits de diffusion de ces films ne sont pas du tout une sinécure et je tire mon chapeau aux initiateurs du projet.
C'est ainsi que j'ai pu commencé à regarder ces "oeuvres", non pas pour le plaisir mais pour porter un regard critique sur ce domaine. Pour être sincère, Raymond
Rajaonarivelo pourra encore longtemps dormir sur ses lauriers car les réalisateurs locaux sont incapables de produire des films exportables, ne serait-ce que dans l'Océan Indien.
Le plus grand problème de nos producteurs et nos réalisateurs locaux est la suffusance du public. Les cinéspectateurs se suffisent aux films de piètre qualité et n'exigent pas perfection qui leur
est due. Le mot perfection dans l'art est bien évidemment subjectif et chacun est libre de son choix, mais en cinématographie comme en littérature, il y a des normes d'écriture, que les Malgaches
ne maîtrisent pas du tout.
Je puis avancer ces dires dans la mesure où j'ai déjà étudié l'Histoire de l'Art et les techniques cinématographiques au cours de mon cursus universitaire (je suis actuellement en quatrième année
de communication). Les trames scénaristiques sont décousues et les prises de vue sont catastrophiques. Ces problèmes sont surtout dus à un manque de formation technique et artistique. Il ne faut
pas oublier que contrairement à la littérature, le cinéma nécessite la manipulation de grandes unités logistiques.
Vilipender sur les réalisations déjà effectuées serait pure perte de temps si l'on ne prends même pas compte d'admettre que la logique commerciale a pris le pas sur l'aspect artistique.
Actuellement, si le public daignait exiger de meilleures réalisations en ne se ruant pas sur toutes les productions de faible niveau, la qualité évoluera de manière exponentielle.
D'un autre côté, il est toujours avancé que si l'on prenait la base des films au niveau des contes et légendes malgaches, la qualité évoluerait. Moi je dis que serait encore pire. Déjà que le
fait d'adapter des scénarios déjà ficelés n'est pas une réussite, imaginez donc la situation s'il fallait encore adapter un conte en scénario : ce serait pure folie.
L'espoir semble pourtant renaître avec ces jeunes qui ont participé au Festival du Court Métrage, mais force est de constater que le succès acquis par ces personnes leur servent à ouvrir les
portes des boîtes de production publicitaires, peu investies dans le cinéma.
A quand le renouveau du cinéma malgache, proposez des pistes pour au moins trouver des pistes de recherches universitaires dignes de ce nom, afin d'établir une base théoriques dans un but
didactique.
Par Brice SSD
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