Editorial

Mardi 3 novembre 2009
Nombre d'entre vous se sont sans doute déjà posé la question portant sur cette addiction incomensurable qui nous attache à ce site communautaire qu'est Facebook. La raison se résume-t-elle au fait qu'on y retrouve ses connaissances ? Je ne le pense pas puisqu'on s'attache plus à se dévoiler à travers l'actualisation des statuts tout en nous amusant à lire ceux des autres, et a fortiori à les commenter. Quel est le vrai plaisir procuré par ce vaste tissu communautaire lié par ce fameux "Ajouter comme ami(e)". Moi-même, humble arriéré mental incapable de comprendre la raison de ma présence sur ce site, suis littéralement happé par cette incroyable machine marketing créé par un étudiant de Harvard répondant au nom de Mark Zuckerberg.

Actuellement, les possibilités offertes par Facebook sont innombrables. On peut y publier et partager ses photos (qui fut d'ailleurs l'une des premières fonctionnalités activées), établir un profil complet (où l'on peut allègrement mentir) et effectuer des quizz et des tests (dont la grande majorité est d'une débilité aberrante). Le site évolue et mue sans cesse, et je me pose la question quant à la date où l'accès au site sera payant. Il y aura certainement quelques suicides, notamment dans les pays comme Madagascar où on n'a pas encore la possibilité d'effectuer des paiements en ligne. Des anecdotes liées à Facebook, on en a entendu parlé. L'on se souvient de ce cambrioleur qui s'est trahi en se connectant sur Facebook sur les lieux de son larcin. Des imbécilités comme celui-ci, il n'y en a peut-être pas des tonnes, mais on s'accordera à dire que le site communautaire entraîne des situations parfois caucasses.

Désormais, les recruteurs s'amusent à pinailler sur Facebook pour vérifier les dires des candidats qui postulent chez eux. Contraire à l'éthique, cette pratique est pourtant de plus en plus assimilée par les entreprises. Certains employés ont déjà été virés puisque leur patrons se sont aperçus sur le réseau qu'ils étaient au bord de la mer pendant une congé maladie. Ma propre personne a pris la précaution d'adopter un pseudo au lieu de mon véritable patronyme et prénom, mais beaucoup d'entre nous y publions notre propre identité. Est-ce condamnable ? Pas le moins du monde, il faut l'avouer. Chacun est libre de son entreprise, mais n'allez donc pas vous plaindre lorsqu'il arrivera qu'on vous harcèle. Heureusement qu'il y a l'onglet "Rejeter". N'oublions pas non plus de bien paramétrer notre compte tout en prenant soin de choisir les applications que nous utilisons.

Il faut avouer une chose, Facebook est l'exutoire des timides. Sans y apprendre la vie en société, on apprend tout de même à s'y socialiser, à avancer un peu plus vers les autres. Il n'est pas envisageable pour certaines personnes de lier  directement contact avec les autres (un véritable parcours du combattant croyez-moi, et je suis en connaissance de cause), et Facebook contribue à hauteur de sa capacité à l'intégration de ces personnes. Comme je suis à Madagascar, un pays totalement oublié par les spécialistes de la communication numérique, je n'en ai trop cure des collectes illicites d'informations, surtout nuisibles aux sociétés de consommation. Addicted to Facebook ? Je plaide coupable, mais il y a tout de même des limites que je me pose. On verra bien si ce site est nuisible.


Par Brice SSD
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Dimanche 26 avril 2009
Petrarque a un jour déclaré : "La raison parle et le sentiment mord". Avec humour, je vous dirai ici donc qu'étant partisan de la non-violence, j'évite de mordre, par n'importe quel moyen, et corollairement, j'évite aussi de me faire mordre. Cette affirmation de Petrarque est insensé me direz-vous, mais en fait, elle rend bien la réalité humaine.

Si la connaissance a contribué à l'évolution de l'homme, les soi-disants sentiments qu'il éprouve menèrent souvent à sa destruction ou à son implosion. On peut parler
ici tant de l'homme en tant qu'individu que de l'Homme en tant que groupe humain. Toujours dans ce fil d'idée depuis longtemps, je n'ai jamais attaché grande importance à ces manifestations psychologiques qui nous lient aux êtres qui nous entourent, j'aime plutôt à admettre que c'est plus un besoin de sécurité qui nous pousse à rester en groupe.

Psychologiquement, le sentiment est assez difficile à cerner, mais globalement, on peut dire que c'est une réponse à un stumulus qui provoque chez quelqu'un une émotion, se manifestant par une combinaison d'activations physiologiques et d'expressions comportementales.  Les sentiments peuvent être positifs ou négatifs mais la plupart du temps, il s'agit d'expérience subjective, c'est-à-dire une impression. A en croire les psychothérapeutes, c'est surtout l'incapacité à contrôler ces sentiments qui provoquent le plus les troubles mentaux. Ceci expliquant cela, ressentir trop de sentiment est donc d'une certaine manière vide de sens, car ce n'est finalement que la réponse à plusieurs stimuli que le corps de chacun interprète à sa manière. 


Et s'il m'arrivait un jour d'être submergé de sentiments (cela est-il déjà arrivé? Je ne vous le dirai pas), j'évite au maximum d'y prêter attention, conscient des "troubles" que cela peut provoquer dans mon existence rationnelle. Cette repulsion envers la subjectivité autonyme est motivée par la présomption d'une perte de contrôle dans le cas échéant.

A en croire les gens, je n'ai pas de coeur. Mais comme je le dis toujours, le coeur n'est qu'une pompe, fortement influencé par l'esprit certes, mais qui ne raisonne pas.

Et comme je le dis toujours, vive la belle vie !


Réponse de Sitraka :

Je ne vais pas faire un étalage de connaissance mais je vais tout simplement écrire ce que le dictionnaire de la psychologie dit à propos des sentiments :

Sentiment : état affectif complexe, combinaison d’éléments émotifs et imaginatifs, plus ou moins clair, stable, qui persiste en l’absence de tout stimulus. Les causes de ce phénomène plus durable que l’émotion et moins violent que la passion peuvent être d’ordre intellectuel, moral ou affectif : les sentiments esthétiques et religieux, la sympathie, l’admiration, le ressentiment, l’orgueil, la honte, etc…, répondent à cette définition. Ce sont des phénomènes psychiques conscients qui colorent affectivement nos perceptions et influencent nos conduites. Les sentiments sont liés aux tendances profondes de l’individu, à ses pulsions, à ses désirs satisfaits ou frustrés. Les psychanalystes parlent (d’une façon impropre, car les sentiments sont des états conscients) de sentiment inconscients de culpabilité, d’infériorité, etc.. ; Il s’agit de réactions émotionnelles subconscientes, auxquelles l’individu ne permet pas de s’exprimer librement et qui se manifestent par des mécanismes substitutifs comme la dépression (à la place de la colère) ou d’autres symptômes névrotiques et psychosomatiques.

Donc par interpolation, tout le monde a un sentiment, à moins d’être mort ou sans vie. On ne peut pas se retrancher dans son univers morbide et vivre dans la solitude de ses rêveries ou bien dans un déterminisme organique


Excipit de SSD Dago


Déterminisme organique! Merci pour la remarque, fine et précise. J'attendais cette remarque depuis un certain temps pour véritablement dévoiler mes intentions en rédigeant cet article. Mes gaucheries étaient basées sur un repli sur soi qui m'a permis de porter ma reflexion plus loin que les influences des sentiments à un moment où il faut l'avouer, j'en étais submergé. Cet article est un pied de nez que je me suis fait à moi-même. L

Loin de moi l'idée donc de "subir" un déterminisme organique comme vous le dites, et l'hédoniste que je suis en est tout à fait incapable. Ce que je ne puis admettre par rapport à mon propre esprit, c'est la perte de contrôle. Et ma sensibilité naturelle finalement me réserve parfois de mauvaises surprises.

Tout à fait d'accord avec vous avec toutes les explications de Sitraka malgré les lacunes de la psychanalyse, on perd nos sentiments à la mort. L'essentiel pour moi est d'en contrôler l'intensité par un travail intellectuel adapté sans toutefois les étouffer.
Par Brice SSD
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Samedi 7 mars 2009
Je l'ai déjà souligné maintes et maintes fois au cours de mes précédents articles, le fait de tout le temps évoquer un quelconque dieu pour s'expliquer d'une situation inexplicable, ou tout simplement s'excuser d'un méfait, relève de la paresse intellectuelle ou de la mauvaise foi. Il est facile de faire porter les mauvaises conséquences d'une action ou d'une décision à un être indéfini et non prouvé.

C'est là que j'admire un pan assez important de la spiritualité bouddhiste, spiritualité à tendance agnostique qui reste toujours à peu près égale à ses principes malgré plusieurs influences culturelles. Le but est tout simplement d'atteindre le Nirvana, c'est-à-dire l'extinction, et casser le cycle de la souffrance. Le devoir de chaque homme envers lui-même est donc la recherche de la non-souffrance afin de s'éteindre tranquillement. La spiritualité bouddhiste prêche l'apaisement, contrairement à plusieurs dogmes religieux qui préconisent la souffrance comme étant une préalable à une vie future après la mort, laquelle vie je ne m'y attends pas (tant pis pour moi direz-vous).

Ce qui arrive actuellement à Madagascar est désolant et c'est cela qui m'a amené à développer de manière succincte le sujet. La population tend à dire, si vous le remarquez bien, que c'est la volonté de dieu de nous faire subir une telle situation, et moi j'affirme mordicus NON. Car c'est une responsabilité conjointe de plusieurs facteurs humains dont une bonne dose d'égocentrisme et de manque de conscience, dieu n'a rien à voir là-dedans. Et qui l'évoque veut tout simplement s'excuser ou se désengager de quelque chose.

"Minoa", "minoa fotsiny ihany", "mahatokisa an'Andriamanitra". Ces propos servent plus à berner la population qu'à apporter de réelles solutions aux problèmes qui se posent. Qui édicte ces mots ont au fond d'eux-mêmes le désir de manipuler, ou tout simplement de faire taire, car qui peut bien contrer dieu ou le remettre en question, sinon un mécréant de la pire espèce qui considère l'homme comme pleine et entière, capable de se suffire à lui-même pour peu qu'il ait de la volonté.

Responsabiliser un dieu déresponsabilise l'homme, et cela n'est pas bon pour l'évolution humaine car qui dit éthique, déontologie, écologie ... dit action entièrement et totalement à la charge de l'homme humain.
Par Brice SSD
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Mercredi 11 février 2009
Avec la crise malgache qui prévaut actuellement, nous commençons à entendre depuis un certain nombre de jours le terme "majorité silencieuse". Mais qu'est-ce donc ? Je n'en fais surement pas partie parce que depuis le mois de mai, date de l'ouverture de mon blog, je n'ai cessé d'émettre mes avis sur la politique malgache. Je suis un frondeur verbal, je fais quelques analyses mais surtout, je pose des questions. J'évite au maximum de dériver vers des propos fallacieux (les biais cognitifs) et je reste fidèle à mes convictions morales et intellectuelles.

Je n'ai jamais été pour les manifestations dans les rues, et en 2002, je ne suis descendu à Analakely  qu'une fois (dans le petit bar surnommé trou à rat), pour boire une bière pendant que les manifestants s'amusaient à prier à tout bout de champ, dans un pays qui se déclare laïque. En 2009 de surcroit, je campe sur mes positions et j'évite gracieusement de me promener Place du 13 mai lorsqu'il y a des manifestations. Je n'irai pas non plus m'aventurer à Mahamasina pour montrer mon visage de "mécréant".

Dans un pays qui se déclare démocratique, les manifestations sont en principe autorisées pour revendiquer une idée ou un idéal, pas pour conquérir le pouvoir (il faut noter que les manifestations n'étaient jamais autorisés par les sbires de Ravalomanana, pour quelque raison que ce soit). Ravalomanana a eu un juste retour des choses : il est descendu dans la rue pour prendre le pouvoir, la rue se fait entendre actuellement, cacophonique certes, mais bien audible. C'est le retour logique du boomerang, car Andry Rajoelina a appris ses agissements politiques en se basant sur 1991 et 2002.

Une chose est évidente, les hommes d'affaire et les militaires ne font pas de bons politiciens, car ils pensent en premier lieu à leurs intérêts, même si, au début de leur parcours politique, ils sont animés par de bonnes intentions. Il faut juste voir les intérêts de Ravalomanana et de Rajoelina (Tiko vs. INJET), qui sont les premières motivations de leur politicaillerie respective.

La vraie majorité silencieuse est toujours déçue mais n'a jamais bronché. La vraie majorité silencieuse n'est jamais descendu dans les rues et trime toute la journée, la majorité silencieuse n'a pas de connexion Internet. Et surtout, la majorité silencieuse se contente de suivre la tendance des grandes villes. Car la vraie majorité silencieuse est oubliée. Ce sont les paysans des contrées lointaines, qui constituent 70% de la population, ce sont les mal instruits, qui ne font pas la distinction entre TIM, TGV et l'Etat (tous pareils car ils n'apportent rien en dehors des périodes de propagande). La majorité silencieuse fait l'amalgame entre tee-shirt distribués et bulletin de vote.

Hélas, la majorité silencieuse n'a pas de préceptes politiques stables. La majorité silencieuse est facilement intimidé. La majorité silencieuse se fait balloter par les TIM, les TGV, les AREMA, les Leader Fanilo, les CRN, et j'en passe. La majorité silencieuse ne connait pas les raisons de l'achat d'un Boeing 737-700. La majorité silencieuse ne comprend pas les raisons d'une manifestation de rue illégale (1972, 1991, 2002, 2009). La majorité silencieuse ne comprend tout simplement pas pourquoi ses produits ne se vendent plus (il ignore le sens véritable du terme crise).

Si ces gens qui se connectent à Internet parlent au nom de la majorité silencieuse, c'est qu'ils sont bien empathiques, mais je ne pense pas que ce soit le cas, car les gens connectés à Internet ont de l'argent pour faire autre chose que d'acheter à manger et survivre. Les gens connectés connaissent ce qu'est un ordinateur. Les gens connectés à Internet sont au courant de l'étendue du monde, qui va plus loin que la 404 bâchée du transporteur du coin.

Personne ne se soucie de la vraie majorité silencieuse, et cela depuis les années 1980. Mais malheureusement, tout le monde fait pression sur elle. Pauvre majorité silencieuse.



Par Brice SSD
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Mercredi 28 janvier 2009
Mahavalalanina sy mahamenatra ny zava-mitranga ankehitriny eto amin'ny tany sy ny firenena malagasy. Aiza no asiana ny eritreritra amin'izao zava-mitranga izao? Ao moa ny manankina ny toe-draharaha amin'andriamanitra. Fa ny zavatra tokony hambara sy hodradradradraina mafy dia olona nofo sy rà no nahatonga izao zava-mitranga izao.

Tsy fanafaizana avy any an-danitra izao na sazy mihatra avy any amin'ny tsy taka-maso fa hadalan'olombelona tsy misaina ka nitarika korontana sy horohoro eo amin'ny fiaraha-monina. Iza no diso? Tsy misy diso hono ny ankolafin-kery rehetra.

Mampalahelo ny fanorantantsika ny tantaran'ny Madagasikara.

Par Brice SSD
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Mardi 30 décembre 2008
Depuis l'indépendance de Madagascar en 1960, une règle claire a toujours prévalu, celle de ne jamais critiquer le pouvoir car les dirigeants, qu'importe leur parti, tant qu'ils sont au pouvoir, ne font jamais que du bien au pays. Il leur arrive même de payer de leur poche certaines actions sociales, parce qu'ils ne pensent qu'au bien de la population. La parenthèse Zafy Albert a été différente car lors de sa présidence, ce fut plus une pagaille politique qu'autre chose.

Actuellement, en cette fin d'année 2008, la raison d'Etat prime plus qu'auparavent car on fait tout pour que la machine administrative marche. On ferme la chaîne discidente sur des motifs bien déterminés et on menace de destitution le premier magistrat de la Capitale, incompétent il faut l'avouer, pour éviter qu'il ne dérange.

Le constat est simple, entre deux factions rivales, la population commence à craindre une situation venimeuse car il ne faut jamais oublier, à trop vouloir contraindre les gens à se taire, ils finissent pas péter car l'air n'est plus évacué (veuillez m'excuser de ce métaphore de mauvais goût), et cette situation est très dangereuse (1972, 1991, 2002 si vous vous en souvenez). Je ne dis pas ici que je prévois une émeute (car je risque la prison sinon) mais que le risque s'accroît de jour en jour.

Il est tout à fait normal dans les pays africains que le président en place assure ses arrières et cherche à accroître sa richesse mais l'intelligence est de le faire sans recourir aux méthodes agressives, mais aussi et surtout de ne pas toucher aux patrimoines de l'Etat (en référencfe au futur complexe hôtelier Orangia à Antsiranana qui s'implante sur un terrain militaire).

La politicaillerie actuelle est claire à Madagascar mais comme je le dis toujours, c'est la règle de l'art qui manque cruellement car aucun de nos dirigeants n'a étudié la politique ou l'administration publique. Les intellectuels n'y ont pas leur place.

Malheureusement pour moi, je ne peux pas faire de la politique à Madagascar pour la simple raison que je suis ATHEE, inacceptable pour la population (surtout ces personnes à la mentalité étriquée).

Par Brice SSD
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Lundi 22 décembre 2008
Je me souviens très bien avoir cru dur comme fer au père noël jusqu'à mes 7 ans, alors que j'étais le type d'enfant plutôt incrédule, très curieux et presque incapable de croire les choses qu'il ne voit pas. Cette croyance, je l'ai compris plus tard, est le résultat d'un mysticisme historique lié au personnage ainsi qu'un savant entretien de la machine commerciale qui tourne autour du personnage. J'en avais honte il fut un temps d'avouer avoir cru en ce personnage bedonnant mais à quoi bon, bien des enfants ont un jour été comme moi, enfin, j'espère.

Ce qui est à la fois amusant et étonnant, c'est de voir ce personnage habillé pour l'hiver être imitée par les gens des stands photos à Analakely ou ailleurs, tout simplement à Madagascar dirons-nous. Dans un pays où la période de noël fait en moyenne 28°C (31°C dans les provinces), ces habits n'ont pas de place. Et Coca-Cola qui en rajoute à côté en matraquant sa publicité bien enneigée.

De ces observations, nous remarquons vraiment que la fête de Noël est une fête importée (évidemment car elle est chrétienne) avec toute une myriade de traditions et de légendes en tous genres.

Je ne vais pas continuer à cracher dans la soupe, car si le côté commercial a pris le dessus et a perverti le personnage originel de Saint-Nicolas (à l'origine du personnage de père noël), il faut dire que voir les expressions enjouées et heureuses des enfants n'est pas si mauvais, bien au contraire.
Par Brice SSD
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Samedi 4 octobre 2008
Ces mots ne sont pas le début d'un pamphlet à l'encontre de la presse, mais sont les mots du Premier Ministre de la République de Madagascar, SEM Charles Rabemananjara. Et le comble est que même hors contexte, les mots gardent leur sens car les propos ont été explicites. "Les actes mal intentionnées organisés dans le but de faire obstacle au processus décisionnel", c'est de cette manière que le Premier Ministre définit le terrorisme.

D'un point de vue plus objectif, le terrorisme se définit comme étant des actes de violence (attentats, sabotages, enlèvement, assassinats ...) à l'encontre de la population. Je me demande en quoi le fait de relayer des idées, peut être qualifié de terrorisme. Prenons l'exemple des quotidiens de la place qui ont relatés l'affaire Bôlô, certains ont été accusés d'avoir perpétré une campagne de désinformation. Je dis une chose, ne peut être appelée campagne de désinformation toute parole qui contredit les propos des hommes du pouvoir, c'est ce qu'on appelle un point de vue, tout à fait admissible en démocratie. Par ailleurs, la disponibilité de plusieurs points de vue permettra à la masse d'avoir des éléments de réflexion. Car si la mouvance a la parole, les autres aussi devraient en avoir, c'est tout simple. La loi est assez claire pour limiter les dérives.

Il vaut peut-être mieux que j'arrête d'écrire car je risque d'être accusé d'actes de terrorisme, car je pense que si le Premier Ministre s'adresse ainsi au Quatrième Pouvoir malgache, c'est qu'il a la volonté de les faire taire tant qu'il s'agit de critiques (même constructives).
Par Brice SSD
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Lundi 1 septembre 2008

Allumer la télévision, écouter la radio ou encore lire un journal sans y trouver aucune publicité est aujourd'hui devenu quasiment impossible dans la plupart des pays, même ceux qualifiés de « moins avancés ». Ces supports médiatiques sont devenus le « terrain de jeu » des entreprises pour promouvoir, inciter ou tout simplement informer le public. Même dans un pays en voie de développement comme Madagascar, la somme investi dans le domaine de la publicité est considérable et le nombre d'agences de communication ne cesse de croître de jours en jours. La courbe exponentielle suivie par les dépenses publicitaires traduit de l'intérêt croissant des sociétés du rôle primordial de la communication publicitaire. Plus particulièrement, la publicité télévisée a connu une véritable révolution avec le développement rapide des technologies informatiques et numériques, et cette évolution se répercute sur le contenu ainsi que la forme des messages publicitaires.

 

« La publicité est une forme de communication particulière, car elle n’est pas perçue de manière identique par les différentes personnes impliquées : vitale pour l’entreprise, plutôt évitée par les consommateurs ».[1]

 

            Cette assertion d’Eric Vernette exprime parfaitement l’enjeu que revêt l’aspect stratégique de la publicité. Dans le domaine particulier de la publicité télévisée, nous constatons un développement fulgurent du nombre de spots diffusés (et par conséquent la somme d'argent investie), mais parallèlement, nous remarquons une grande disparité entre les différents spots publicitaires présents sur le marché. Cette différence entre les diverses publicités réside dans le sens qu'elles véhiculent en voulant transmettre un message particulier ou un faisceau de messages. C'est d'ailleurs à l'intérieur de ces sens transmis que réside l'efficacité d'une publicité.

Le principal souci de la publicité porte sur l'économie stratégique étant donné le coût exorbitant de la production et de la diffusion dont le système de quantification se mesure en cost/second ou en coût par mille (la somme dépensée pour 1 000 personnes). La création d'un spot est lié à plusieurs éléments pour aboutir à un sens donné (image de l'entreprise, ancrage socioculturel, psychologie des consommateurs, période …) et c'est pour déterminer précisément le rôle de ces éléments qu'il est primordial de faire une étude préalablle. Les apports des nouvelles disciplines des sciences de l'information et de la communication ont permis d'aborder sous un angle nouveau l'analyse des communications d'influence en générale et de la publicité en particulier. La théorie sémiocontextuelle de la communication permet d'étudier les processus de communication en mettant en relation les différents contextes. Agir sur ces contextes présents simultanément permet d'orienter le sens et ainsi influencer les acteurs visés.


[1] Eric VERNETTE (Coll. Dirigée par), La publicité. Théories, acteurs et méthodes, Coll. Les Etudes, éd La Documentation Française, 2000, Paris, p. 13

Par Brice SSD
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