Lavo ny andrarezina. Nodimandry anio alatsinainy 14 septambra i Ramilison Besigara, mpanao hira gasy malaza ary mpitarika ny tarika Ramilison Fenoarivo. 73 taona izy izao nondaosin'ny
fahafatesana izao, ary izy dia anisan'ireo mahafatra-po amin'ny fanabeazana ny eny amin'ny tontolo ambanivohitra. Maro ny sangan'asa napetrany ary efa nitety faritra maro izy.
Fanontaniana no mipetraka. Mba firy amintsika moa no tena nahalala ny zava-bitany, indrindra isika tanora? Maro ireo faritra noteteziny nampifaliana fianakaviana maro sady nanabeazana ireo
mbonina ambanivohitra (fahaiza-mitantana,, fanabeazana aizana, fitandroana ny fahasalamana...) amin'ny alalan'ny hira gasy. Tsapako fa sahalahala amin'ny nahavery an'Itompokolahy Rakoto Frah
ihany izao fahalasana izao. Ankehitriny indrisy fa ny mpihira gasy dia toa tsy misy mivaky loha intsony, ka voatery mandeha lavitra ianao vao mahita ny tena mahery an-dihy sy am-peo.
Ny haino aman-jery ihany koa moa izany ankehitriny efa sodokan'ny dihy vody sy ny hira vaovao ka manadino ny tena izy, nefa izy ireo no tena andrasana hamafy ny tena kolon-tsaina, isaorana noho
izany ny RNM mba mandefa io kolontsaina netim-paharazana io indraindray, eo koa ny Radio feon'imerina. Ny sisa andrasana mba hamelom-bolo indray izay mba lova kely sisa ananana.
Maneho ny fiaraha-miory amin'ny fianankaviana iray manontolo sy ny mpiara-belona aminy ny blaogy SSD-Dago, ary mirary fiononana feno. Antenaina fa hitandro sy hanapariaka ny zava-tsoa
navelan'Itompokolahy Ramilison Besigara izy ireo ka hanandratra avo ny anarany.
Vous tous, tout comme moi, disposez des cinq organes de sens nécessaires à la perception du monde. Ils sont essentiels, à n'en juger que par la difficulté de ceux
qui en sont privés à s'intégrer dans la société. Chaque information retenue n'est pourtant pas interprétée de la même manière. L'interprétation des données dépend de nos préconçus culturels, de
nos connaissances et de notre idéologie. Cette différence est essentielle pour constituer la personnalité et se forger une image auprès de nos semblables. La divergence de perception des éléments
de la réalité ne devrait jamais être une source de conflit. Susciter des mésententes est tout à fait naturel, mais n'oubliez pas que l'homme est doté de neurones interconnectés quasiment à
l'infini. Au grand dam de nous tous, la plupart sont enclins à privilégier la manière forte et abrutissante. Au vu de ces gens, mon idéalisme semble être relégué au rang des idées farfelues et
inapplicables. Il faudrait pourtant juste filtrer nos impressions avec du respect.
Faisons ce que nous voulons, abusons de ce que nous aimons, ignorons les mauvaises perceptions, mais que cela reste dans le total respect d'autrui. Autre chose très importante, il ne faut jamais
imposer un carcan de perception aux autres. Certains politiques et la plupart des religions font pourtant de la modification des perceptions leur cheval de bataille. Moi qui déteste l'uniformité,
je suis au déplaisir de constater l'incompréhension des autres quand j'expose ma vision du monde. Ils se sentent blessés puisque leur perception est remise en question et qu'ils ne comprennent
pas encore que cela est dans la logique de la nature humaine. On n'est pas des bêtes pour avoir le même instinct. On n'est pas des arbres pour pousser de la même manière (de haut en bas). Chacun
est libre de comprendre ce que bon lui semble tant que ce n'est pas au détriment des autres.
Qui dominera le monde alors? J'aimerai bien ne pas avoir d'éléments dominateurs.
Et souvenez-vous, mes cinq sens me signalent qu'il n'y a aucun dieu ou un quelconque être supra-sensoriel. Il y a plus de chance de voir des extraterrestres.
Le monde culturel malgache n’a été plus prolifique en termes de quantité de production musicale. L’OMDA n’a jamais enregistré un tel nombre d'œuvres venant tant
de la capitale que celles venant des autres contrées de Madagascar. Mais une augmentation du nombre de production n’en traduit pour autant pas la bonne santé : la musique malgache semble
péricliter.
Adrian North raconte qu’au XIXème siècle, la musique était perçue comme un "trésor" de grande valeur avec des pouvoirs fondamentaux et presque mystiques
de la communication humaine. Actuellement, à cause de son matraquage continuel des mass media, la musique n'est plus une expression de la créativité artistique mais une scène où les saltimbanques
de service font tout pour être vus et entendus.
Etoiles filantes
"Chaque soir, un nouvel artiste à présenter". Tel est le credo de l'ancienne émission musicale RTA ho anao. Autant d'artistes que de jours ouvrables donc qui passent
sur le plateau pour avoir son heure de gloire. Derrière les marchands d’une culture au rabais se défaussant de leur responsabilité sociale derrière les sacro-saintes "lois du marché", les
pseudoartistes défilent, font le beau et la plupart du temps disparaissent dans les méandres du temps. On joue à celui qui reste le plus longtemps au-devant de la scène. Ce jeu de la chaise
musicale, en plus de nuire à la qualité globale de la culture malgache en étouffant les véritables artistes, nous torturent avec des rythmes dissonants et rébarbatifs. Du millier et quelque
d'artistes qui prolifèrent à Madagascar, les quelques dizaines qui tiennent la planche apparaissent au gré des contrats avec les organisateurs de concerts qui n'hésitent pas à payer grassement
les chaînes de télévision. Dans un contexte moderne et mondialisé, le pays manque de créateurs véritables et toute la kyrielle se contente de réinventer ce qui existe déjà en copiant les modèles
occidentaux ou en associant des styles traditionnels. Il est donc logique que nos artistes actuels ne peuvent traverser pas le temps sans se précipiter dans l'ignorance du public à la fin.
Le culte des NTIC
Pris dans l’engouement de l’utilisation massif des nouvelles technologies de l’informatique, les producteurs sont tombés dans l’abus sans avoir les connaissances et
les compétences nécessaires à leur manipulation. La télévision nous gave de vidéo-clips tournés à la va-vite sans la moindre once de qualité technique. Des arrière-trains qui se trémoussent sur
lesquels on zoome à-qui-mieux mieux ou des plagias des clips européens avec de petits effets spéciaux démontrent que nos vaillants réalisateurs n’en sont pas encore au point ou ils méritent
d’être applaudis. L’informatique n’est pas un eldorado où tous les fantasmes peuvent se réaliser d’un simple claquement de doigts. Le problème vient peut-être aussi du fait que l’organe
législateur, l’Etat en l’occurrence, ou du moins les principales stations de télévision ou de radio, ne posent pas de normes. Cette absence de réglementations laisse instaurer au fil du temps une
gabegie que personne ne peut plus contrôler. Il est vrai que sans les machines et les logiciels que la technologie a apportés, la production musicale n’aurait pas évolué de la même manière, mais
vu la prolifération de tant d’aberrations sur le marché de la culture, il est nécessaire d’imposer un mode de calibrage technique qui non seulement améliorera la qualité mais aussi permettra
d’exprimer aux plus doués (noyés dans la masse) plus de créativité artistique.
Et le public ?
Et bien, répondre à cette question revient à résoudre le problème en entier. Si le public continue à adouber les « produits » des producteurs dans cet axe
de médiocrité, il en résulte automatiquement une piètre qualité des œuvres produites. Le public malgache n’est pas inculte pour accepter cette réalité, mais assujetti aux médias qui sont à la
solde du mercantilisme, il subit littéralement un lavage de cerveau qui lui inculque ce que le marché dicte. Madagascar n’a pas, comme la France des alternatives culturelles comme la chaîne de
télévision Arte ou encore la radio Nova qui diffusent des œuvres alternatives, dont plusieurs sont de très bonnes factures. Libéré trop rapidement et de manière anarchique du joug de la censure
après la chute de la Deuxième République, les Malgaches n’ont pas su s’adapter aux dures lois de la liberté et ont payé cela de leur culture. Sans vouloir jour les cassandres de service, la
culture malgache est décadente, aliénée et hors d’elle-même. Le fait que ce soit des organismes étrangers comme le Centre Culturel Français (ex-Centre Culturel Albert Camus) et l’Alliance
Française qui font la promotion des musiques malgaches de bon style est aberrant. Ces organismes n’ayant pas recours au matraquage médiatique, les artistes ne sont pas connus et reconnus par le
plus grand nombre mais uniquement à un public initié, ce qui les condamne à rester dans l’anonymat.
Samoela joue l’exception pour confirmer la règle.
La situation culturelle à Madagascar n’est pas désespérée mais rester cantonné dans un espace où aucune règle n’existe et où le statut même des artistes n’est pas
défini, on tombe facilement dans l’engrenage de la médiocrité. Les autorités compétentes ne doivent pas rester les bras croisés et se doivent d’assumer leur responsabilité. Il faudra bien, tôt ou
tard, sauver le bateau qui coule car il est indéniable que la chanson malgache est en péril.
Principal arme des hommes politiques mais aussi des marketeurs, bref des stratèges, la loi du "Je connais quelqu'un" est une arme d'influence bougrement efficace et intellectuellement
nauséabonde. Toutes le phrases précédées de cette mention sont factuellement nulles et non avenues car elles ne sont que des discours rapportés, déracinés de la réalité de la production. Les
discours du "Je connais quelqu'un" est un exemple évident de l'efficacité du buzz. Le résultat de ces propos sont soit tout à fait dithyrambiques à l'égard d'une personne, ou au contraire,
totalement dénigratif. Il n'y a pas de demi-mesure. Il n'y a plus de discernement.
Essayez juste d'analyser une situation. Dès qu'une personne évoque ce type de réalité raportée, il a, de manière consciente ou non, envie de convaincre. Cette personne est dès lors entièrement
dépourvue d'objectivité. Et il n'y a, dès lors, aucune raison de croire en elle. La finalité du "Je connais quelqu'un ..." est juste d'apporter un semblant de véracité dans ce que dit celui qui
l'énonce.
Cette méthode est malheureusement fichtrement efficace, et est utilisée tant dans les pays riches que dans les pays les moins avancés, dont Madagascar. La crise actuelle est un véritable terrain
d'observation de ces buzz qui ont pour but de dénigrer les partisans respectifs de Rajoelina et de Ravalomanana :
- Je connais quelqu'un qui a dit que Rajoelina a été payé tels milliards par un tel
- Je connais quelqu'un qui sait pertinemment que Ravalomanana a détourné telle somme
- Je connais quelqu'un qui a vu Pierrot Rajaonarivelo à Toamasina
- Je connais quelqu'un qui a ...
Ces propos sans recoupement, sans documents les attestant, font le bonheur des sites web partisans actuellement en ligne (dont je ne vous ferai pas la liste) et vont parfois jusqu'à défaire des
amitiés, tellement les discussions sont envenimés. Tout cela parce que les Malgaches (dont je fais partie) ne réflechissent pas assez et agissent avec le coeur (cette vulgaire pompe si importante
à la vie).
Sitôt que vous énoncez ces termes "Je connais quelqu'un...", prenez conscience que vous vous faites manipuler. Des hyperliens et des mails édités par l'un et l'autre des deux camps ont déjà eu
leurs partisans, bêtes et écervelés, pour croire à n'importe quoi, et n'arrivent plus à réfléchir par eux-même. C'est d'une tristesse affligeante mais hélas ...
Il est vrai qu'à Madagascar, il n'y a plus de médias audiovisuels totalement objectifs et l'ampleur et la puissance des buzz est ainsi plus inquiétant. Avec les informations issues de ce genre de
relais, le psyché humain est complètement désemparé. Les posts dans les forums, les commentaires dans Facebook et les autres sites communautaires, les commentaires sur ce blog (que j'ai pris soin
de supprimer) en sont les manifestations.
Même en citant des sources nommées (pour un meilleur semblant de vérité), cette technique reste fallacieuse , développe les craintes et les ressentiments plus qu'autre chose.
En conclusion, actuellement, il ne faut pas tout de suite "croire" tout ce qui se dit, même dans les médias, et prendre le temps de réfléchir, de croiser les informations, pour éviter de se faire
manipuler, si l'on est capable évidemment.
N.B. : L'expression "Je connais quelqu'un" peut parfois être elliptique mais est, en fin de compte, présent dans la phrase de celui qui le dit. Creusez juste un peu et vous verrez.
Cher Rabbi Jacob, cher Rabbi Delafon, chers imams Aeternam, chers popes philanthropes, très chers archimandrites, chers gourous, muftis, lamas, Cher Benoît, cher
Dalaï, bref, monsieur le Curé,
Sachez-le, je suis croyant. Très croyant ! Croyez-moi… J’aurais jamais cru croire à ce point. C’est de famille. Conçu à la missionnaire, j’ai été élevé sous la mère supérieure, nourri, en
protestant, au lait pasteurisé, puis, grâce au ciel, baptisé à la clairette de Dieu, au Saint-Emilion, à la bénédictine, à la Chartreuse, au spiritueux, je communie sous les deux espèces, à
l’eau-de-vie et au pin parasol, je rends grâce à l’absinthe vierge, j’avale des chapelets et des chapelets de Jésus. De Morteau. Oui, Jésus est mort tôt, à 33 ans !
Mais attention, pas de favoritisme ! J’ai pris soin de diversifier mes croyances, on ne sait jamais, il ne faudrait pas qu’un dieu se sente délaissé.
J’ai les fois, comme on dit. Je passe d’une foi à l’autre, en toute infidélité. Il m’arrive de pratiquer plusieurs fois par jour ! J’ai même atteint des records, lors d’une année particulièrement
sabbatique : exactement mille deux cent trente quatre fois, en une seule année : extension, génuflexion, prosternation ! J’étais sur les genoux…
Je suis comme le croyant de base, le chrétien des Alpes : je suis convaincu que depuis le premier rhum sur la terre, du Negrita je crois, il y a quelque part, au dessus de nos têtes, un gros
alambic qui nous distille la bonne parole et nous envoie pour nous purifier l’esprit-de-vin divin.
Oh, qu’on ne se méprenne pas : pour moi, tous les dogmes sont égaux ! J’ai le feu au culte, j’ai le rite dans la peau, je prie à l’unité, je prie au kilo, je prie à la tonne, les yeux au ciel, la
tête tournée vers la Mecque et les pieds tournés vers le mécréant. Grâce à Dieu, ma vie a un sens, ma voiture une essence, ma libido une excroissance et ma cave un Sancerre !
Je vis Dieu cent à l’heure : je me prélasse avec des prélats, je vais dans des hammams avec des imams et des rabbins turcs, j’écoute de la musique religieuse orthodoxe, la musique pope, je
courre les bals mosquée, les pince-messes, les défilés de prêtre-à-porter, je fredonne des tubes catholiques, pontifie à loisir, kiffe les califes, admire les émirs, je fréquente des sommités
sémites, des autistes taôistes, des sous-fifres soufis, je pars en vacances en papamobile-home accompagné de sultanes occitanes en soutane fumant des gitanes mahométanes, pas au méthane,
mahométanes ! J’achète des foulards islamiques chez Hermès, je vais dans les concerts ecclésiastiques où j’attrape au vol les petites calottes jetées par les évêques !
Les cardinaux des quatre coins du monde me déboussolent, je me fais des cures de curés, des piqûres d’abbaye, des grogs de synagogues, je prends des bains de Saint-Siège, je me drogue aux
pagodes, me parfume aux basiliques, me grise d’églises, m’enivre aux grands livres, ashram graal sikh éthique et collégiale, curé curé rasta man, ashram graal… j’aperçois un chanoine qui traverse
devant moi : c’est mon jour de chance ! J’ai eu la médaille de bonze, aux Jeux Œcuméniques de Salt Lake city, j’ai appris la moto avec le mollah Omar et je pétarade avec un camarade séfarade, ah
c’que c’est naze, je bois des bières trappistes, je mange de la chaussée aux moines, j’ai même obtenu l’Aïd à domicile ! J’ai poussé des études sur les dieux gréco-romains jusqu’au niveau Bacchus
+ 5 ! Tous les jours, Jéhovah au bistro, Allah bonne franquette ! Pilier de bar-mitsva, les pieds sous les Tables de la loi, je me soûle de religions : je sirote des sourates, me pochtronne aux
tantras, je me pinte aux versets sacrés, je m’arsouille au jus de psaume, je me camphre à la charia, je me charge au talmud. Après force méditation transcendantale et labiodentale, je m’endors
dans les bras d’une doudou Hindou aux doudounes dum-dum et au culte vaudou, en chantant la Cabale du pêcheur du père Cabrel, pleurant tous les lacrima-christi de mon corps, bercé par le yin et le
yang, le ding et le dong, avec sous le bras un thermomètre au Dieu Mercure, et sur la langue un petit bout du dieu de la guerre… un Mars !
Je suis un prosélyte zélé, j’arbore tous les signes ostentatoires de mes croyances : je vais au turbin en turban, sikh et sobre, salut les kippas, je mets les voiles, j’adore les tchadors, croix
de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer ! Je colle religieusement un Judas sur chacune de mes portes, y compris celle qui donne sur la rue, c’est une porte casher… indécrottable
jusqu’au bouddhiste, je collectionne les Bouddhas noirs, les Bouddhas blancs, les Bouddhas antillais, je reste zen, je crois en l’au-delà, enfin de là-haut… ou Lao-Tseu, je n’sais plus, j’hésite,
jésuite… j’ai l’esprit un peu Confucius, j’ai des diarrhées Krisna, je me roule des joints dans du papier bible, je fume indifféremment du chiite ou du sunnite, je suis un illuminé accroc aux
prises de Coran, je me suis même branché sur le sectaire : liqueur de Mandarom, clair de Moon, un verre de Mormon et deux doigts de fiente- au-logis… Parfois je me dis : trop, c’est trop !
Certains soirs de blues, je songe à me désintoxiquer : pouvoir rentrer dans un bar, sans être obligé de mettre la main au bénitier, regarder le Brahman bien en face et lui dire :
- « Servez-moi un athée bien chaud »
-« Au saint chrême, à la torah, avec une étoile, un croissant ? »
- « Non, un athée nature… avec un nuage de légèreté… »
Ils sont quatre parmi plus de huit cents candidats à avoir été sélectionnés pour participer à l'émission «
Questions pour un Champion Spéciale langue française 2009 » qui se déroulera au début du mois de mars à Paris. Ils affronteront lors de cette compétition trente-six candidats issus de neuf autres
pays.
Quatre candidats auront l'honneur de représenter Madagascar à l'édition Spéciale langue française 2009 de la célèbre émission animée par Julien Lepers à l’issue d’une rude sélection
organisée à l’Alliance française d’Andavamamba samedi dernier. La sélection s’est déroulée en trois phases dont deux phases écrites et une phase orale.
Lors de la première phase, les huit cents candidats inscrits ont été divisés en deux groupes pour répondre à vingt-cinq questions de culture générale. A l’issue de cette étape, quatre-vingt
personnes ont été retenue pour participer à la deuxième série de questions, au nombre de cinquante cette fois afin de ne retenir que les trente meilleurs candidats (quinze hommes et quinze
femmes). Ces trente personnes devaient alors passer la phase finale de sélection qui consiste en une épreuve orale pour démontrer leur motivation respective. Quatre noms ont été finalement
annoncés vers 18h, après une longue délibération, au grand bonheur des sélectionnés et au désespoir des candidats restants.
Toutes les dépenses liées au séjour des quatre candidats seront entièrement pris en charge par la production de l’émission. Nos quatre représentants auront donc à cœur de défendre nos couleurs
sans soucis. Si l’on se réfère aux propos des deux personnes issues de la production de l’émission, le niveau des Malgaches est incroyable est il est donc tout à fait envisageable de voir réédité
l’exploit de Patricia qui a remporté le tournoi en 1994.
Au total, dix pays seront engagés pour cette année 2009. La tâche ne sera donc guère facile pour nos candidats, mais au vu de leur niveau, il y a bon espoir de voir débarquer dans notre pays la
prestigieuse « Venus au livre ».
Le Festival international Madajazzcar ne serait pas ce qu'il en est actuellement si Désiré Razafindrazaka, acteul président du Comité d'organisation, n'avait pas
plongé ses mains dans le cambouis de l'évenementiel malgache en y apportant toute sa passion du jazz.
Sans vouloir se vanter, votre humble rédacteur a déjà eu l'immense honneur de travailler au sein de l'organisation du plus important festival de la Grande Ile
(tout style musical confondu) et a pu expérimenter ce que veut dire le travail d'équipe, car là réside le secret du succès de l'événement. Rares sont les gens qui s'aperçoivent de l'immense
travail qui est accompli en amont du festival et c'est là le secret du bonheur du public, car moins ils s'aperçoivent des difficultés et des lourdes entreprises, plus ils sont ravis.
Psychosociologue de son état, Désiré Razafindrazaka orchestre de main de maître une équipe jeune et dynamique (même dans les mauvais jours il faut le dire), et
vous le verrez sans doute voguer de concert en concert pour apprécier le travail accompli et combler les failles (si faille il y a).
Je dis tout simpement, longue vie au festival Madajazzcar, en espérant qu'Andy Razaf prendra la relève.
Actuellement simple spectateur, et ravi de l'être, je dis tout simplement chapeau bas Monsieur, en vous remerciant de tout ce que vous m'avez appris.
Mercredi 8 octobre 2008, la foule s'agglutine devant la
salle de concert du Centre Culturel Albert Camus pour assister au concert de Nicola Rakotovao, plus connu sous son pseudonyme Vatomanga. Sans exagérer son talent, au fil du concert, Nicolas a su
jouer un répertoire jazz d'excellente facture.
Si les morceaux joués par Nicolas Vatomanga étaient des bouteilles d'une cave à vin, nous aurions eu l'impression de déguster Zeus en culotte de velour tellement l'art était au rendez-vous.
Accompagné d'un Joël Rabesolo au sommet de son art, il ne fallait pas plus pour transcender un public déjà acquis à la cause du jazz malgache.
Le fils spirituel de feu notre artiste national Rakoto Frah n'a pas failli a sa réputation et a su créer un répertoire digne d'une assistance exigeante. Le Centre Culturel
Albert Camus accompagne et soutient financièrement le groupe Nicolas Vatomanga Quintet dans son projet de création. Entourés de jeunes musiciens, le saxophoniste a été en résidence au CCAC entre
le mois d’avril et le mois de juin 2008 pour la création d’un répertoire inédit qui fera l’objet d’une sortie CD.
Suis-je, à 24 ans seulement, un de ces vieux nostalgiques des bonnes vieilles musique ou bien fais-je partie des attardés qui n'arrivent pas à se mettre au goût du
jour en ce qui concerne les nouvelles modes culturelles. En parlant spécifiquement de la chanson malgache, je constate de manière personnelle
que je n'arrive plus à adhérer aux courants actuels, sauf pour de rares occasions (et je citerai l'exemple de Mika & Davis Francklin).C'est peut-être
pour cela que je me suis de plus en plus intéressé au jazz, une musique pleine d'entrain et de liberté.
Mais parlons franchement, depuis l'avènement des techniques numériques et la facilitation de la production musicale, le nombre d'artistes (si l'on peut s'exprimer ainsi) a littérallement explosé.
Je puis donc dire par là qu'une mauvaise maîtrise de la communication de masse et surtout l'accès trop facile aux moyens de production a fait perdre le sens de la créativite. On dirait que,
malgré la présence des musiciens instrumentalistes, tout le monde fonctionne aux boîtes à rythmes tellement les musiques sont ressemblants. De plus, les gestes lubriques et libidineux, les fesses
agitées à-qui-mieux-mieux contribuent faire perdre la valeur culturelle.
Je dirai tout simplement qu'actuellement, la culture a très peu de place pour laisser lieu aux amuseurs publics, aux chauffeurs d'ambiance. Adieu donc mes rêves mélomanes, moi qui, dommage, ne
sais pas faire de la musique et me contente d'apprécier ce qui m'est offert.