Société

Jeudi 2 avril 2009

Dans son célèbre essai, Montaigne identifie la principale difficulté à laquelle sont confrontés ceux qui étudient la culture, qui peut se résumer par cette interrogation : qui peut prétendre détenir la vérité ? Cette question dénote et explicite la différence de culture entre les individus qui évoluent au sein d'une société multifacettes.

En entreprise, cette question déborde largement du cadre philosophique. En effet, les entreprises doivent intégrer dans leur cadre organisationnel des systèmes de valeurs différentes que chaque individu apporte. Pourtant, intégré au sein de l'entreprise, l'individu ne s'identifie plus à lui-même mais à l'entreprise.

 


Définition de la culture d'entreprise

 

La culture est à l'entreprise ce qu'elle est à n'importe quel autre système social : un ensemble de croyances, de pratiques et de mythes communs à un groupe de personnes, au point qu'elles se sentent investies les unes par rapport aux autres, avec un sentiment d'appartenance. Si l'on ne tient pas compte des convictions spécifiques partagées par le personnel, on peut dire que la culture d'une entreprise est forte quand elle soude tous les employés. A l'inverse, elle est faible quand ceux-ci affichent des opinions divergentes, voire contradictoires, pour se sentir différents les uns des autres. Cette culture peut être explicite ou au contraire simplement tacite, sous-entendue.

Le concept de culture d’entreprise n’est pas récent. Depuis longtemps les chefs d’entreprise ont cherché à créer un " esprit maison ", caractérisant la spécificité de leur savoir-faire vis-à-vis des entreprises concurrentes. Dans cette première constatation, la culture d’entreprise permet à un établissement de se démarquer de ceux qui l’entourent, cependant, ce concept touche l’intérieur même de l’entreprise. Toute entreprise, quelle que soit sa taille, forme un sous-groupe social composé d’individus appartenant à une ou plusieurs cultures régionales, ethniques ou nationales. Pour assurer la cohérence de cette mosaïque, l’entreprise a besoin de créer une identité collective, qui deviendra le point de repère de tous ses membres. L’entreprise est, en effet, une zone de conflits et de tensions entre plusieurs cultures identitaires (régionales, nationales). Cette communauté économique et sociale hétérogène à besoin de cohérence pour fonctionner de façon optimale. La culture d’entreprise contribue à une vision commune de tous les salariés qui composent cette communauté. C'est ainsi que l'individu se trouve englobé et drapé dans l'identité et le mode de pensée de l'entreprise.

 


L'individu face à l'entreprise

 

Faut-il des droits et des règles identiques à des personnes différentes ou des droits différenciés pour des personnes différentes. L'entreprise répond à cette question par la culture d'entreprise. Il est primordial de pouvoir s'identifier à une image, de se baser sur des règles communes afin d'avoir la cohésion nécessaire au bon fonctionnement de l'organisation. Il se peut qu’un individu refusant les valeurs de l’organisation décide d’y rester exclusivement pour son épanouissement financier. Il ne sera alors jamais mobilisé par les discours de l’entreprise. Mais dans ce cas-là, il sera marginalisé sauf dans le cas où cet individu a un très fort esprit de leadership et engendrera de suite une modification dans la culture d'entreprise. Ce cas illustre le détachement de l'individu de l'entreprise, mais étant donné que ce cas est très rare, nous pouvons le considérer comme une exception qui confirme la règle.

Dans la majorité des cas, ceux des salariés en l'occurrence, intégrer une organisation revient à adopter une nouvelle culture. Cette intériorisation de la culture d'entreprise se fait en deux temps :

 

 

Comment se fait l'emprise de l'organisation sur l'individu

 

L'emprise de l'organisation sur l'individu se déroule sur plusieurs plans :

● Au niveau idéologique tout d'abord, la société développe une idéologie d'entreprise que ce soit pour l'usage interne (communication interpersonnelle) ou pour l'usage externe. Chaque référence de l'individu est le reflet de l'idéologie de l'entreprise autant dans les transactions que dans les négociations ou dans de simples réunions. L'individu est donc le miroir de l'organisation, une partie d'elle, un élément du système.

● Au niveau psychologique, l'individu s'identifie à l'organisation et intériorise ses objectifs et ses valeurs. Par ailleurs, l'entreprise agit comme une machine à angoisse ou au contraire une machine à plaisir, ce qui à pour conséquence d'agir sur les manières de se comporter de l'individu.

● Au niveau économique, l'organisation produit l'individu, c'est-à-dire que c'est l'entreprise qui engendre les profits et les avantages de la personne. D'un autre côté, l'individu perpétue l'entreprise en oeuvrant pour celui-ci et en engendrant des bénéfices.

 

         Ainsi, par rapport à sa culture originelle, l'individu est délesté de ses valeurs au profit de la culture d'entreprise. N'avons-nous jamais entendu cette fameuse déformation professionnelle qui s'immisce dans notre vie personnelle? L'organisation ayant une emprise tellement forte dans la conscience d'un individu, il en vient au point où la culture de l'entreprise engloutit l'individu.

La culture d'entreprise peut favoriser ou détériorer le climat social selon son utilisation. La culture peut en effet être bénéfique à la mobilisation du personnel et à son efficacité mais une culture forte et peu évolutive peut devenir une contrainte importante puisqu’elle rend difficile tout changement. L'essentiel est qu'elle laisse la liberté nécessaire à chaque individu pour qu'il puisse s'épanouir pleinement et pouvoir produire ainsi au maximum.

Par Brice SSD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 12 novembre 2008
Je ne suis pas au fait de ce qui se trame au niveau du monde de la finance en ce qui concerne l'argent sale. Ce n'est pas de cela qu'il s'agit mais l'argent sale dans son expression la plus littérale. Ces billets de banques qui circulent sur le marché et qui sont dans un piteux  état.

Pour vous faire un petit tableau, nos coupures sont chifonnées, scotchées de partout, dont les motifs et les textes sont quasiment illisibles. La faute à qui direz-vous ?

Il faut savoir que le taux de bancarisation à Madagascar est extrêmement faible, de l'ordre de 3% pour toute la population, et qu'il n'y a que sept guichets de banques pour un million d'habitants (chiffres de la Banque Centrale de Madagascar). Les billets de banque circulent donc de main en main sans passer par la BCM pour une longue période et a largement le temps de se détériorer.

Par ailleurs, l'usage de ces billets est telle que le processus de déterioration est grandement accéléré. Peu de gens sont au fait de l'utilisation d'un portefeuille, et se contentent de ranger leur pécule dans la poche, ou encore enroulée dans leurs artefacts vestimentaires. Pire, beaucoup, par raison de sécurité, les gardent à même la peau (dans les soutien-gorges pour ces dames, au niveau de la taille pour les messieurs...). Les billets sont donc soumis aux agressions de la sueur. Que dire de ces commerçants qui les mettent dans leur poches ou leur caisses pêle-mèle, sans prendre le soin de les ranger.

Le poissonier ou le charbonnier ne sont pas seuls responsables de la détérioration des billets. la majorité des Malgaches ne respectent pas l'argent et les traitent de la pire manière. Vous qui êtes Malgaches, prenez conscience de cette réalité et évoluez. Car je dis que le respect de ces billets de banque est une marque d'évolution de la personnalité.

Pour conclure, je dirai tout simplement que pour vraiment s'enrichir, il faut commencer pas respecter l'argent.
Par Brice SSD
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 26 juillet 2008
Derrière la sobriété du titre de cet article se cachent l'émotion et le sentiment d'avoir perdu quelqu'un de proche. C'est d'ailleurs le seul politicien envers qui j'ai du respect, et c'est avec fierté que je dis que de toutes les élections présidentielles auxquelles j'ai participé, il a toujours été mon candidat.

Herizo Razafimahaleo
est décédé dans la nuit du 24 juillet 2008 à seulement 53 ans, en laissant derrière lui une opposition désormais moribonde, qu'il a en vain essayé de rassemblé. Car le maillon fort de l'opposition malgache s'en est allé sans laisser d'instructions, et laisse ainsi le Président TIM au pouvoir toute la latitude pour un pouvoir sans partage. Contrairement aux autres éléments de l'opposition, friands de coups d'épée dans l'eau, Herizo Razafimahaleo, très posé comme a son habitude, a réussi à faire entendre ses idées (malgré la surdité du pouvoir en place).

Je n'oublierai pas non plus qu'il était un grand sportif il fut un temps (où je n'étais pas encore né), un nageur hors pair, qui a déjà détenu un record de Madagascar.

Paix à son âme.
Par Brice SSD
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 4 juillet 2008
Le seul fait d'écrire cet article en français est déjà une forme évidente d'aliénation linguistique du fait que je suis Malgache et que ma langue maternelle, celle que j'utilise tout le temps, est le malgache. C'est pour se faire comprendre du monde entier me diriez-vous, certes. Il faut néanmoins admettre que la dualité français-malgache a corrompu une part non négligeable de la culture malgache.

La situation est telle que le contexte diglossique a imposé la langue française comme étant une langue supérieure. Ceci est le corollaire d'une politique coloniale mal redressée. Et je dis par là que la période de malgachisation fait partie de ce mauvais redressement, car elle a tenté "bêtement" de calquer des cultures étrangères au contexte socioculturel malgache, ce qui a provoqué un dénaturement de la langue ainsi qu'une perte substantielle de sa valeur intrinsèque.

Actuellement, si vous le remarquez bien, parler correctement le français est plus valorisant que de parler le malgache. Cette situation est aberrante si l'on considère la langue française comme étant un facteur de succès social et non tout simplement comme un outil (comme on considère actuellement la langue anglaise). Le travail à faire pour recouvrer cette valeur est encore immense et le nombre d'universitaires et d'académiciens approfondissant le malgache est encore bien insuffisant.

Par Brice SSD
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 1 juillet 2008
Une des choses qui m'a toujours étonnée et qui m'étonnera toujours est cette manie de certains hommes de porter la main sur les femmes. Je comprendrais presque si la femme est plus forte qu'eux, mais dans tous les cas, ils s'en prennent à des êtres moins avantagés qu'eux en parlant de puissance physique. Pour quelle raison? Juste pour imposer son autorité? Encore un syndrôme du grand n'importe quoi (SGN). La nature serait-elle si mal conçue de nous avoir doté d'un cerveau très évolué pour en venir aux mains? Soit, donc, il existe des écervelés sur Terre.

J'ai eu l'immense chance d'avoir grandi dans une famille qui a toujours prôné le respect des femmes comme étant une valeur essentielle, et c'est d'ailleurs peut-être pour cela que je n'arrive pas à appréhender cette situation. Si on demandait à ces types d'hommes (abjects) de reconsidérer la situation en remplaçant la femme qu'ils tabassent par leur propre mère, ce serait peut-être peine perdue car qui sait, ils ont peut-être cogné leur mater.

De mon propre chef, je ne m'imagine pas et je puis vous l'assurer, je n'ai jamais porté la main sur une femme, car ce serait pour moi l'ultime deshonneur et la perte de toute estime que j'ai pour moi-même. Je conçois cette catégorie d'hommes comme étant des êtres inférieurs, incapables de s'exprimer et qui sont obligés d'avoir recours à des méthodes "barbares" pour s'imposer.
Par Brice SSD
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 29 mai 2008
Il est des choses qu'on n'arrive pas à comprendre malgré le nombre considérable qui parle du sujet et parmi ces choses, il y a la pédophilie. Contrairement au racisme qui trouve son explication dans la différence d'apparence, la pédophilie est un besoin libidineux en direction des enfants, des êtres qui ne sont même pas sexuellement matures. Il n'y a donc pas de sens dans l'agissement de ces êtres abjectes que sont les pédophiles. Ce ne sont que des excréments, c'est-à-dire, un concentré de tous les mauvais côtés de l'humanité.

Il est souvent dit que c'est à la suite de sévices lors de l'enfance mais cela ne peut tout expliquer. L'explication se trouve peut-être dans la taille de leur organe sexuel. Le pénis des pédophiles est peut-être si petit qu'ils sont complexés d'apparaître devant des femmes naturellement déjà formés. Il faut dire que ce serait un complexe vraiment préjudiciable pour les enfants. Quoi qu'il en soit, qu'importe les raisons de cette déviance irraisonnée, il n'y a pas pire crime. Il y a deux êtres humains pire que les pédophiles, Hitler et Staline.

Il y a des solutions véritablement dissuasives pour résoudre le problème, que les familles victimes portent plainte ou non, une enquête sera forcément menée et si la culpabilité est avérée, il faut procéder à la castration d'un testicule du coupable. Il pourra encore procréer mais se sentira émasculé.

Il faut castrer les pédophiles.
Par Brice SSD
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 24 mai 2008
Nasturtium officinale : c'est le nom scientifique du cresson d'eau (ou encore cresson de fontaine). Avec un taux de fer et de calcium très élevé, associé à un faible apport calorifique, cette plante potagère est très intéressante d'un point de vue diététique (surtout pour vous mesdames). Le goût n'est pas en reste car le cresson peut être affectionné de mille manières.

A Antananarivo pourtant, il est bien difficile de se lancer dans l'achat de cette panacée diététique. La situation est telle qu'à l'idée même d'en voir, on en a un haut-le-coeur. Le fait est que les cressons vendus au niveau des marchés de la Capitale sont cultivés en centre-ville (quartier d'Ampandrana par exemple) et que le système d'irrigation des champs de culture sont rejoints par les égouts des collines environnantes (Betongolo, Ampahibe ...). Horreur! Si vous allez aux toillettes dans ces quartiers donc, vous contribuez à la croissance des cressons (je suis cru des fois mais il faut bien exprimer les faits).

Que fait l'Etat dans un pareil cas? Depuis que les égouts se sont déversés dans ces champs, aucune mesure sanitaire ni de réaménagement n'a été entrepris. Faut-il toujours attendre qu'on aille à la campagne pour pouvoir manger du cresson? Je crains bien que oui.
Par Brice SSD
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés